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Tabac : les méthodes de sevrage 

Quelles sont les méthodes recommandées ?

[ Publié le 22 juin 2011 - mis à jour le 4 février 2015 ]

Quatre méthodes pour arrêter de fumer ont fait la preuve scientifique de leur efficacité et sont recommandées par la Haute Autorité de Santé. Ce sont les traitements de substitution nicotinique (les patchs ou timbres transdermiques, les gommes à mâcher, les comprimés sublinguaux et les pastilles à sucer, les inhaleurs, et depuis peu les sprays buccaux), le bupropion (Zyban® ), la varénicline (Champix ® ) et les thérapies comportementales et cognitives.

 

Les traitements de substitution nicotinique en vente sans ordonnance

Il existe en pharmacie des substituts nicotiniques qui permettent de diminuer la sensation de manque lors de l’arrêt du tabac. Disponibles sous plusieurs formes et plusieurs dosages, ces traitements apportent des réponses en fonction des situations rencontrées.

 

Leur durée d’utilisation recommandée est de trois mois, mais en pratique une utilisation plus longue peut être nécessaire. Les traitements de substitution nicotiniques les plus fréquents sont :

    • Les gommes à mâcher, les comprimés sublinguaux (à placer sous la langue) dosés à 2 mg et les pastilles à sucer (1 mg, 1,5 mg, 2 mg et 4 mg) aident les fumeurs à gérer les moments qui leur semblent les plus difficiles.

 

    • Les patchs (ou timbres transdermiques) à la nicotine permettent de maintenir le taux de nicotine dans le sang. Ils sont commercialisés, à ce jour, sous quatre marques différentes.

      Les timbres dits « 16 heures » (dosés à 5, 10,15 ou 25 mg) se placent sur la peau pendant une période allant du lever au coucher. Ils délivrent quasiment la même quantité de nicotine que celle obtenue en fumant et permettent d’éviter certains troubles du sommeil en réduisant la dose nocturne. Mais l’absence de nicotine au réveil entraîne souvent de fortes envies de fumer, dans les deux premières heures de la journée, chez les fumeurs très dépendants.

      Les timbres « 24 heures » (dosés à 7, 14 ou 21 mg) ont le même rôle que les précédents. Appliqués pendant 24 heures, ils évitent les manques matinaux parfois observés avec les timbres précédents. Ils peuvent, dans de rares cas, occasionner des troubles du sommeil par surdosage nocturne.

 

Il est possible d’associer deux substituts nicotiniques chez les patients très fortement dépendants ou sous-dosés par un seul type de substitut. Plusieurs études ont montré une bonne tolérance et parfois une efficacité majorée de l’association de deux substituts nicotiniques afin d’obtenir une posologie optimale (1).

 

L’association de formes transdermiques (patchs) et de formes orales (pastilles, comprimés ou gommes) permet d’optimiser les chances de sevrage tabagique, de les doubler même. Les patchs permettent d’avoir un taux de nicotine de base, et les formes orales seront prises — à la demande — lorsque l’envie sera ressentie, au cours de la journée.

 

Les autres traitements de substitution nicotinique délivrés sur ordonnance

Ces méthodes thérapeutiques chimiques non nicotiniques doivent faire l’objet d’une prescription médicale et être accompagnées d’un suivi par un médecin qui connaît ces produits et le sevrage tabagique. Elles ne sont utilisées qu’en deuxième intention. À noter que les médicaments prescrits dans le cadre de ces méthodes ne font plus partie de la liste des traitements pris en charge par l’Assurance maladie dans le cadre du forfait annuel de 50 € par an et par personne. Le forfait de prise en charge concerne donc uniquement les substituts nicotiniques dont la liste, régulièrement mise à jour, est disponible sur le site www.ameli.fr (2)

 

  • Le bupropion (Zyban ®) est un médicament sorti en Europe en 2001 (en 1997 aux USA) pour aider à l’arrêt du tabac. Il réduit les sensations de manque à la nicotine. Mais ses contre-indications et ses précautions d’emploi obligent à une prescription médicale et à une surveillance régulière du fait de ses effets secondaires (l’insomnie est l’effet indésirable le plus fréquent). Selon la HAS La Haute Autorité de Santé est une institution publique indépendante à caractère scientifique qui agit pour améliorer la qualité en santé. [source : www.has-sante.fr]  

    [ Publié le 10 février 2011 ]
    , il doit être utilisé dans le respect de ses contre-indications et après recherche systématique, chez tous les patients, de facteurs de risque de convulsions.Il se prend sous la forme de comprimés à avaler pendant huit semaines. Le Zybanâ ne peut pas se prendre pendant la grossesse ou l’allaitement. Ce médicament fait partie de la liste des 77 spécialités pharmaceutiques faisant l’objet d’un suivi particulier par les autorités sanitaires, car il présente des risques de troubles psychiatriques, de dépression et de suicide.

 

  • La varénicline (Champix®) a obtenu son autorisation de mise sur le marché européen en 2006. Indiqué dans l’aide à l’arrêt du tabac, ce traitement sous la forme de comprimés à avaler (2 par jour) réduit également les besoins en nicotine et limite les effets de manque. Selon la HAS La Haute Autorité de Santé est une institution publique indépendante à caractère scientifique qui agit pour améliorer la qualité en santé. [source : www.has-sante.fr]  

    [ Publié le 10 février 2011 ]
    , compte tenu des effets indésirables, en particulier ceux en relation avec le suicide et l’état dépressif, le rapport efficacité/effets indésirables de Champix© est moyen. Il ne doit être utilisé qu'en seconde intention, après un échec des traitements nicotiniques de substitution. Le Champix® n’est délivré que sur prescription médicale. Il est contre-indiqué chez la femme enceinte et allaitante. Son administration n’a pas encore fait la preuve de son efficacité et de son innocuité en cas de certains problèmes de santé. Ce produit a fait l’objet d’avis d’alerte par la FDA (Food and Drug Administration — USA) et l’Afssaps L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a été créée par la loi du 1er juillet 1998 instituant un dispositif de veille et de sécurité et de sécurité sanitaire. C’est un établissement public de l’État placé sous tutelle du ministère chargé de la santé. L'Afssaps a pour mission de garantir la sécurité d'emploi, la qualité et le bon usage de ces produits de santé. [source: www.afssaps.fr/]  

    [ Publié le 09 février 2011 ]
    (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) sur l’apparition de tendances et d’idées suicidaires chez les patients sous Champix®. Il fait également partie de la liste des 77 spécialités pharmaceutiques faisant l’objet d’un suivi particulier par les autorités sanitaires.  

 

  • les thérapies comportementales et cognitives
    Les thérapies comportementales et cognitives aident les fumeurs à arrêter avec ou sans apport médicamenteux. Il s’agit d’un travail psychologique permettant de modifier son comportement et/ou sa façon d’envisager l’usage de la cigarette. C’est une aide à l’apprentissage de nouveaux comportements.
    Fumer depuis des années provoque et entretient des habitudes, des situations où l’on prend une cigarette sans même y faire attention, par réflexe, parfois sans en avoir envie vraiment. Comme les psychiatres et les psychologues, de nombreux tabacologues sont formés à la thérapie comportementale et cognitive (TCC). Ils pourront vous aider au repérage de vos difficultés et à ce travail de séparation avec la cigarette. Le nombre d’entretiens sera défini en fonction de vos besoins. En moyenne, six à dix consultations réparties sur six mois suffisent.


    Même sans être formé aux TCC, le conseil minimal devrait être systématiquement proposé en consultation (médecin généraliste, sage-femme, gynécologue, tabacologue Professionnel de santé (médecin, infirmière, psychologue...) ayant suivi une formation spécifique reconnue par le conseil de l'Odre des Médecins. Il exerce une activité clinique d'aide aux fumeurs engagés dans une démarche d'arrêt du tabac. [source : OFT]  

    [ Publié le 29 mars 2011 ]
    ). Ce conseil consiste en deux questions courtes : « Fumez-vous ? » et « Est-ce que vous souhaitez arrêter ? ». Il permet de réduire chaque année le nombre des fumeurs de 200 000.

 


(1) Avis de la Commission de la Transparence, Champix®, 28/03/2007

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