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Actualités santé

Séverine Souraud : "Signaler à son pharmacien tous ses traitements en cours pour éviter les interactions médicamenteuses"

[ Publié le 1 octobre 2014 ]

Certains médicaments ne doivent pas être mélangés ! De nombreuses substances interagissent entre elles, y compris les plus courantes. Séverine Souraud, pharmacien d’officine, nous donne des conseils pour éviter les interactions médicamenteuses.

Qu’est-ce qu’une interaction médicamenteuse ?

Séverine Souraud  - 

La conséquence de la prise de médicaments non compatibles sur une même période. L’interaction peut soit augmenter l’action d’un médicament, le rendant éventuellement toxique, soit diminuer son efficacité, ce qui peut être grave dans certaines maladies, soit intensifier ses effets indésirables. Les conséquences possibles sur la santé vont de la simple gêne au décès. Les personnes âgées, qui suivent souvent plusieurs traitements, forment une catégorie de personnes particulièrement à risque d’interactions médicamenteuses. A noter qu’il existe plusieurs degrés d’interactions, selon leur gravité. Associer une spécialité avec une autre peut être contre-indiqué, déconseillé, être soumis à une précaution d’emploi ou simplement à prendre en compte. Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’un médicament est vendu sans ordonnance qu’il ne peut interagir avec d’autres. Par exemple, un anti-inflammatoire non stéroïdien tel que l’ibuprofène, pris avec un anticoagulant, peut favoriser une hémorragie.

 

Quels autres produits peuvent interagir avec les médicaments ?

Séverine Souraud  - 

Des aliments, comme le jus de pamplemousse, qu’il ne faut pas consommer avec certains médicaments anti cholestérol (statines). Ou des légumes riches en vitamine K (chou, tomate…) qui interagissent avec des anticoagulants (anti-vitamines K). Dans ce dernier cas, on peut continuer à en manger raisonnablement au quotidien et sans excès ponctuel. Quant à l’alcool, il ne fait pas bon ménage avec de nombreux médicaments, tels que les hypnotiques, les anxiolytiques, certains antidépresseurs. L’alcool majore l’effet sédatif. Enfin, contrairement aux idées reçues, la médecine douce n’est pas exempte de risque d’interaction médicamenteuse. Le millepertuis, utilisé en phytothérapie, interagit avec certains médicaments comme les contraceptifs oraux.

 

Quelles sont les grandes règles à suivre pour éviter les interactions médicamenteuses ?

Séverine Souraud  - 

La première est de signaler à son médecin et à son pharmacien tous ses traitements en cours. Si l’on prend un médicament de son propre chef, il faut impérativement lire sa notice, qui mentionne ses interactions possibles. D’une façon générale, il ne faut prendre un médicament que si cela est vraiment nécessaire, afin d’éviter de multiplier les produits. Si un rhume est supportable, ce n’est pas la peine de prendre une spécialité contenant un vasoconstricteur, mais préférer un spray nasal à base d’eau de mer. Autre bon réflexe : une personne suivant un traitement au long cours peut demander à son médecin ou à son pharmacien de faire le point avec elle sur les spécialités qu’elle peut prendre contre les maux courants. En somme, en cas de doute il ne faut jamais hésiter à interroger son pharmacien, de visu ou par téléphone. Il joue un rôle de conseil, contrôle l’ordonnance, conserve l’historique des prescriptions, etc.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

 

Mot-clef : Médicament

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