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Actualités santé

Séverine Souraud : "L'automédication doit être pratiquée de façon responsable"

[ Publié le 13 juin 2014 ]

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On peut être tenté de traiter ses petits maux de son propre chef. Mais pour se soigner en toute sécurité, il est indispensable de suivre certaines règles. Séverine Souraud, pharmacienne en officine, vous livre les clés d’une automédication réussie.

Face à quels symptômes peut-on se soigner seul ?

Séverine Souraud  - 

Des symptômes bénins, légers, et courants (douleurs, toux, rhume, brûlures d’estomac, petites plaies…). Ceux-ci doivent également être récents car l’automédication ne doit jamais être pratiquée au long cours. S’ils ne disparaissent pas rapidement, il faut consulter un médecin. Le délai raisonnable pour le faire dépend du type de symptôme. En cas de doute, le pharmacien peut apprécier la gravité de vos symptômes, et vous orienter vers un médecin si besoin : il n’y a pas de question idiote lorsqu’il s’agit de sa santé. Attention, personnes âgées, malades chroniques, nourrissons, enfants, femmes enceintes ou allaitantes doivent toujours demander conseil au médecin ou au pharmacien avant de tenter de se soigner de leur propre iniative, même pour un symptôme apparemment bénin. Il en va de même pour les personnes suivant déjà un traitement de longue durée ou allergiques à une famille de médicaments.

 

Quelles sont les règles à suivre en matière d’automédication ?

Séverine Souraud  - 

On peut rappeler plusieurs réflexes essentiels : ne pas se resservir des médicaments délivrés sur ordonnance, parler de ses autres traitements aux professionnels de santé, conserver la notice de ses médicaments, la lire avant toute prise et respecter la posologie, bien identifier la ou les molécules, vérifier la date de péremption et les conditions de conservation. La forme pharmaceutique de la spécialité doit être adaptée à l’âge du malade. Les médicaments sans ordonnance, y compris ceux vendus en libre accès « devant le comptoir » ne sont pas sans risque. Même si le risque est faible, il n’est pas absent. Ils sont à utiliser avec précaution car un traitement n’est jamais anodin. En somme, l’automédication doit être pratiquée de façon responsable.

 

Quels risques prend-on à s’automédiquer sans précaution ?

Séverine Souraud  - 

On s’expose à plusieurs types d’accidents et de complications : risque allergique, surdosage de médicaments, auquel les enfants sont particulièrement sensibles. Les adultes ne sont pas non plus à l’abri. Deux médicaments peuvent contenir le même principe actif. Par exemple, un surdosage en paracétamol, très courant dans différentes spécialités vendues sans ordonnance, peut donner des lésions hépatiques gravissimes. Associer plusieurs médicaments sans en parler à un professionnel fait courir le risque d’une interaction médicamenteuse, ou d’une cumulation des effets secondaires. Par exemple, associer de l’aspirine et de l’ibuprofène augmente le risque de brûlures d’estomac, d’ulcères gastriques, voire d’hémorragies. Enfin, l’automédication peut parfois entrainer un retard de diagnostic, en faisant baisser une fièvre par exemple. C’est pourquoi il faut toujours parler en consultation des médicaments que l’on a pris sans prescription.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

 

Mots-clefs : Automédication , Médicament

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