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Actualités santé

Rebecca Shankland : "La psychologie positive consiste à réorienter son attention sur les événements positifs"

[ Publié le 28 janvier 2015 ]

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On entend de plus en plus souvent parler de bien-être psychologique et de psychologie positive. Mais ces méthodes présentent-elles de réels bénéfices ? Rebecca Shankland, maître de conférences en psychologie de la santé, nous en donne un aperçu et livre quelques conseils pratiques pour s’épanouir.

Qu'est-ce que la psychologie positive ?

Rebecca Shankland  - 

Une science qui porte sur l'épanouissement des individus et sur ses mécanismes. Depuis une quinzaine d'années, on parle de "languissement", un "mal-être" plutôt réservé aux habitants des pays développés. Les individus dans cet état sont bien-portants mais ne savent pas trop dans quelle direction aller, quel sens donner à leur vie... Les techniques de développement personnel, qui connaissent un succès croissant, visent à se défaire de ce languissement pour parvenir au bonheur ou améliorer ses performances. Jusqu'alors, la psychologie classique se focalisait sur les troubles et sur leur traitement. Aujourd'hui, on considère qu'être en bonne santé mentale ne se résume pas à ne pas souffrir de troubles tels que l'anxiété et la dépression. Cela correspond à la définition qu'en propose l'Organisation mondiale de la santé, à savoir : "un état de complet bien-être physique, mental et social, et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité".

 

Comment fonctionne la psychologie positive ?

Rebecca Shankland  - 

Il s’agit de repérer le positif dans ce qui nous entoure et à l’intérieur de chacun : nos forces, nos compétences. Celles-ci nous permettent de surmonter les événements difficiles et d’éviter de développer des symptômes dépressifs. Cela ne signifie pas que l’on doit être euphorique en permanence. Essayer de développer un degré de bien-être suffisant nous permet, une fois confronté à un événement douloureux, d’avoir encore accès à ses ressources psychiques pour parvenir à résoudre un problème ou rechercher de l’aide. La psychologie positive a également sa place à l'école. Des recherches montrent que l'apprentissage est facilité par un climat de bien-être et non par la peur de l'enseignant ou de la mauvaise note. Les émotions positives élargissent l'attention des enfants comme des adultes et améliorent leurs performances.

 

Peut-on contribuer à son propre épanouissement ?

Rebecca Shankland  - 

Bien sûr, l'individu peut influencer son bien-être. Il faut savoir que notre esprit a naturellement tendance à se focaliser sur les éléments négatifs de notre vie. Mais nous ne vivons plus dans un environnement très menaçant comme c'était le cas autrefois. C'est pourquoi il faut réorienter son attention sur le positif, réapprendre à connaître sa chance de vivre dans un pays sûr, d’avoir une famille, des amis, des loisirs… D’autre part, nous sommes formatés pour nous juger et juger les autres. Il faut donc se repositionner dans une posture bienveillante envers soi et autrui. Un exercice pratique typique est de noter chaque jour deux ou trois choses qui nous sont arrivées et pour lesquelles nous sommes reconnaissants. Par exemple : le coup de fil d'un ami, une personne qui nous a apporté son aide, une chose qui nous a fait plaisir... En réalisant que quelqu'un a été attentif à nous, nous aurons davantage envie d'aider les autres. Il s’agit d’un cercle vertueux, car plus nous aidons les autres, plus cela donne du sens à notre vie et augmente ainsi notre bien-être. Et plus nous nous sentons bien, plus nous devenons altruistes.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

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