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Pr Jean-Daniel Lalau : "Une fois le diabète accepté et géré, toutes les activités quotidiennes sont possibles"

[ Publié le 8 novembre 2013 ]

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Les activités du quotidien suscitent de nombreuses interrogations lorsque l’on est atteint d’un diabète de type 1. Certains sports me sont-ils interdits ? Est-ce dangereux de manger au restaurant ? Suis-je en mesure d’assurer un emploi physique ? Le Pr Jean-Daniel Lalau, chef du service d'endocrinologie-nutrition du CHU d’Amiens, nous explique comment adapter sa vie à sa pathologie.

Qu’est-ce qu’un diabète de type 1 ?

Pr Jean-Daniel Lalau  - 

Les diabètes de types 1 et 2 sont caractérisés par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire une concentration en sucre dans le sang anormalement élevée. Le premier type apparaît le plus souvent chez les enfants ou chez les sujets jeunes. La maladie survient généralement à la suite d’anticorps dirigés contre le pancréas, l’organe qui assure la sécrétion d’insuline, hormone qui fait baisser la glycémie. Les personnes qui présentent un diabète de type 1 ont donc un pancréas qui ne fonctionne pas, ou très peu. Sans leurs injections d’insuline, elles devraient rapidement être hospitalisées. Le diabète de type 2 apparaît plus tardivement et est lié à la combinaison d’une résistance à l’insuline (l’insuline fonctionne moins bien, à cause du surpoids) et d’un déficit en insuline, mais cette fois partiel. Les facteurs environnementaux à l’origine de l’excès de poids, sont des révélateurs sur un terrain génétique prédisposé. Les personnes présentant ce diabète type 2 n’ont donc plus de pancréas pleinement fonctionnel, mais le danger est moins immédiat que dans le diabète de type 1.

 

Comment adapter ses activités quotidiennes à son diabète de type 1 ?

Pr Jean-Daniel Lalau  - 

Le suivi et le traitement du diabète de type 1 forment un rituel quotidien à part entière. Mais une fois cette contrainte gérée, tout est possible ou presque ! Côté alimentation, il n’y a pas vraiment d’interdit. L’essentiel est d’adapter ses repas à sa dose d’insuline, ou l’inverse. On peut aussi choisir des doses d’insuline quotidiennes fixes et consommer des repas réguliers leur correspondant. Dans ce cas, les menus doivent par exemple comporter un même apport en glucides (sucre, féculents…) d’un jour à l’autre, être pris à la même heure, etc. L’activité physique doit aussi être prise en compte car elle fait baisser la glycémie, le muscle se "nourrissant" de sucre. Tous les sports sont permis, du moment qu’ils ne sont pas dangereux et pratiqués seuls. En effet, une hypoglycémie pouvant causer un malaise durant l’exercice, mieux vaut être aux côtés de quelqu’un qui puisse appeler les secours. A l’école, l’enfant peut participer à toutes les activités, du moment qu’il, avec son entourage, veille à la bonne prise de son traitement. Il doit porter du sucre en permanence sur lui, et l’infirmerie doit conserver du glucagon (une hormone hyperglycémiante disponible sous forme injectable) à disposition tout au long de l’année, en cas de nécessité. L’objectif est d’éviter la crise d’hypoglycémie en classe, qui peut être traumatisante. Au travail, en dehors des travaux de force ou d’équilibre, incompatibles avec le risque de malaise, il n’y a pas de postes déconseillés aux diabétiques de type 1. La conduite des véhicules est à examiner au cas par cas.

 

Qu’est-ce qui peut faciliter le quotidien des personnes diabétiques de type 1 ?

Pr Jean-Daniel Lalau  - 

Apprendre à gérer son diabète facilite la vie des personnes qui en souffrent. Pour cela, il existe des programmes d’éducation thérapeutique dédiés, organisés par exemple sous forme d’ateliers de diététique. Les agences régionales de santé tiennent une liste de ceux qu’elles autorisent dans chaque région, qu’elles mettent en ligne sur leur site Internet. Par ailleurs, en cas de doute ou de question, il ne faut pas hésiter à demander conseil à son médecin, à un diabétologue et aux associations de patients, qui sont généralement très bien renseignées. L’association française des diabétiques (AFD) peut par exemple fournir des informations juridiques. Quant à l’aide aux jeunes diabétiques (AJD), elle peut répondre aux questions des adolescents.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

Mots-clefs : Alimentation , Diabète

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