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Actualités santé

La recherche contre le sida progresse, mais l'usage du préservatif reste indispensable

[ Publié le 1 décembre 2014 ]

Comme chaque année, le 1er décembre marque la journée mondiale de lutte contre le sida. L'occasion de faire le point sur cette maladie. Gaëlle , coordinatrice régionale à Sida info service à Paris, nous parle de prévention, de traitement, des comportements des Français...

Quoi de neuf en matière de prévention du sida ?

Gaëlle  - 

Au final, assez peu de choses. Un traitement préventif en cours d’essai a récemment fait parler de lui : la "PrEP" pour "pre-exposure prophylaxis". Mais ce médicament destiné aux personnes séronégatives, à prendre avant une prise de risque, n’est pas encore sur le marché. De fait, le préservatif, masculin ou féminin, reste le meilleur moyen de se protéger du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), à l'origine du sida, ainsi que des autres infections sexuellement transmissibles (IST). Par ailleurs, il existe un traitement post-exposition qui n’est pas nouveau mais qui reste mal connu du grand public. Considéré comme préventif car il a pour but d'éviter la transmission du virus, il est délivré en urgence à l'hôpital aux personnes séronégative ayant pris un risque. N’étant pas efficace à 100 %, il ne doit pas être utilisé à la place du préservatif.

 

Les traitements et les méthodes de dépistage ont-ils évolué ?

Gaëlle  - 

Oui, ils se sont améliorés au fil des ans. L’espérance de vie des malades s’allonge. Et leur qualité de vie s’améliore. Certains patients n’ont plus qu’un comprimé à prendre par jour, et les effets secondaires sont moins importants qu'autrefois. Quant aux méthodes de dépistage, elles se sont multipliées, offrant ainsi à chacun la possibilité d'utiliser la méthode qui lui convient le mieux. A la clé, un diagnostic posé plus tôt, une mise sous traitement plus rapide, et un risque de nouvelles contaminations plus faible. Par exemple, les tests rapides d'orientation diagnostique (Trod) sont proposés au sein de certains centres et des associations depuis 2010. Ils fournissent un résultat en 30 minutes, mais ne peuvent révéler qu'une contamination vieille de 3 mois minimum. Les autotests devraient être commercialisés en pharmacie en janvier prochain. Ils présentent les mêmes avantages que les Trod, et pourront être utilisés à domicile. Enfin, les tests sanguins classiques permettent quant à eux d'obtenir en résultat en quelques jours, mais pour une contamination six semaines auparavant seulement.

 

Le regard des Français sur le sida a-t-il changé ?

Gaëlle  - 

On observe un relâchement de la vigilance, une certaine banalisation du VIH. Si bien que le nombre de nouvelles contaminations stagne à 6.000 par an. Nos interventions en collèges et lycées montrent que de nombreux jeunes ne se sentent pas concernés par la maladie, alors même qu'ils prennent des risques. Ils imaginent parfois que la maladie est sous contrôle avec les derniers progrès thérapeutiques. Or il s'agit de traitements lourds, qui ne sont pas anodins. La communication sur la prévention est une lutte de longue haleine, car les préjugés refont rapidement surface si l'on baisse la garde. Les idées fausses sur les modes de contamination, les symptômes, ainsi que les discriminations envers les malades n'ont pas disparues, plus de trente ans après le début de l'épidémie.

 


Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

Mot-clef : VIH Sida

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