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Actualités santé

Dr Philippe Arvers : "Pour arrêter de fumer, mieux vaut être accompagné"

[ Publié le 6 janvier 2014 ]

En 2014, c’est décidé, vous arrêtez de fumer. Si ce défi vous paraît insurmontable, pas de panique, un spécialiste de l’addiction peut vous aider. Philippe Arvers, addictologue, nous parle du rôle de ce professionnel de santé dans le sevrage tabagique.

Doit-on forcément consulter un tabacologue pour arrêter de fumer ?

Dr Philippe Arvers  - 

Ce n’est bien sûr pas obligatoire, mais je le recommande. Addictologues, tabacologues, sages-femmes et infirmières diplômées en tabacologie, sont des professionnels qui savent comment vous aider. Les études montrent que se faire accompagner par l’un d’entre eux double les chances de réussite du sevrage. C’est précisément leur soutien qui va payer : savoir que vous allez revoir le spécialiste va vous motiver et vous inciter à "tenir le coup" sans tabac. Par ailleurs, ce professionnel de santé va savoir choisir le traitement adapté à votre profil, le type de substitut nicotinique qu’il vous faut, sa dose, la durée du traitement, etc. Si des produits sont accessibles sans ordonnance en pharmacie, il ne faut toutefois pas les prendre à la légère. Mal utilisés, ils peuvent en effet favoriser une rechute.

 

Comment se passe la première consultation en tabacologie ?

Dr Philippe Arvers  - 

Chaque professionnel possède ses méthodes et la séance dépend beaucoup de la demande de la personne. Mais en général, nous commençons par lui poser des questions. L’objectif est de connaître son histoire, son mode de vie, ses antécédents médicaux, ceux de sa famille… Nous l’amenons à parler de la raison de sa venue : souhaite-t-elle stopper la cigarette ou seulement diminuer sa consommation ? Et bien sûr, nous faisons le tour de ses motivations. Nous évaluons également son addiction à la nicotine. Le questionnaire, appelé "test de Fagerström", porte sur les habitudes quotidiennes de tabagisme : "Fumez-vous à un rythme plus soutenu le matin que l’après-midi ?" ; "À quelle cigarette de la journée renonceriez-vous le plus difficilement ?" Il aboutit à un score qui vous place dans un profil, allant de l’absence de dépendance à la forte dépendance. Et le test révèle parfois des surprises. Des personnes étant persuadées d’être "accros" à la cigarette, se sont révélées faiblement dépendantes.

 

Comment traite-t-on l’addiction au tabac ?

Dr Philippe Arvers  - 

Le traitement est personnalisé et dépend de votre degré de dépendance, de vos habitudes de vie, de vos préférences… Si, après vous avoir testé, le spécialiste vous diagnostique une faible accoutumance, vous pouvez vous passer de substitut nicotinique. Le traitement reposera alors sur un changement de comportement (éviter les situations où l’on fume, remplacer la cigarette par un bonbon…). Si vous redoutez de gérer cette période de manque sans substitut, le professionnel peut prescrire un comprimé ou une gomme à mâcher faiblement dosés en nicotine. Pour les personnes davantage dépendantes, les substituts nicotiniques oraux peuvent être associés aux patchs. Les médicaments de type Zyban® ou Champix® ne sont généralement prescrits que si les autres solutions n’ont pas fonctionné. Il peut arriver à une personne traitée de rechuter, y compris après plusieurs mois de sevrage. Elle ne repart pas pour autant de zéro, les étapes franchies restant acquises pour atteindre l’objectif d’arrêter définitivement de fumer.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

 

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