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Actualités santé

Dr Alain Tamborini : "Chacune peut trouver la contraception qui lui convient"

[ Publié le 6 février 2015 ]


Environ 4 millions de Françaises prennent la pilule. Si elle reste leur moyen de contraception préféré, d’autres méthodes sont de plus en plus utilisées. Le Dr Alain Tamborini, gynécologue, nous parle de toutes celles qui sont disponibles.

On parle de premières et de dernières générations de pilules, mais quelle est leur différence ?

Dr Alain Tamborini  - 

Chaque pilule contient un estrogène et un progestatif. Les pilules sont classées suivant le progestatif qu’elles contiennent : les pilules de 1ère génération contiennent de la noréthistérone, celles 2ème génération contiennent du norgestrel ou du lévonorgestrel. Elles n’étaient pas toujours bien tolérées. On a donc mis au point de nouvelles pilules, moins dosées et avec de nouveaux progestatifs, dans le but d’obtenir une meilleure tolérance clinique. C’est-à-dire moins de risque de prise de poids, de gonflements et de problèmes de peau, voire une amélioration de l’acné. Ces pilules dites de 3ème et de 4ème – soit de dernières – générations, contiennent des progestatifs plus récents : le désogestrel, le gestodène et la drospirénone. Mais après des années utilisation, des études ont mis en évidence une augmentation du risque de phlébite et d’embolie pulmonaire avec ces nouvelles pilules par rapport aux anciennes. A la suite de ces résultats, les autorités de santé ont conseillé de ne plus les prescrire en première intention et ont décidé de ne plus les rembourser. Leur utilisation est donc en baisse.

 

Existe-t-il une contraception adaptée à chaque femme, ou à chaque couple ?

Dr Alain Tamborini  - 

Oui. Chacune, chaque couple peut rechercher et trouver la méthode qui lui correspond. Nous disposons d’un véritable arsenal de contraceptifs. Il existe une vingtaine de pilules aux climats hormonaux différents, mais aussi d’autres solutions telles que le patch, l’anneau ou le dispositif intra-utérin (stérilet) au cuivre ou hormonal, dont l’utilisation progresse car il est de plus en plus souvent demandé par les femmes. Il peut même être proposé aux jeunes femmes n’ayant pas eu d’enfant. La prise des hormones estroprogestatives de la pilule classique peut être mal tolérée ou contre-indiquée. On peut alors essayer une micropilule ne contenant qu’un progestatif qui n’a pas de contre-indication mais peut dérégler les cycles. De même, l’implant, un petit bâtonnet posé sous la peau, ne diffuse qu’un progestatif et reste efficace pendant 3 ans. D’autres moyens de contraception n’emploient pas d’hormones du tout. C’est le cas du stérilet au cuivre, des préservatifs – masculin et féminin –, des spermicides, de la cape cervicale, du diaphragme. Pour les couples qui ne souhaitent pas ou plus d’enfant, une contraception définitive peut aussi être envisagée.

 

Comment choisir la méthode qui nous convient ?

Dr Alain Tamborini  - 

En en parlant avec un professionnel de santé : médecin traitant, gynécologue, sage-femme… Il tiendra compte de vos souhaits, de votre mode de vie, mais aussi de vos facteurs de risque. Par exemple, une femme de plus de 35 ans qui fume ne pourra pas pendre de pilule contraceptive, en raison des risques de phlébite ou d’embolie pulmonaire qu’elle présente pour elle.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.
Mot-clef : Contraception

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