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Bénédicte Cavaillon-Bassac : "L'entrée en sixième peut susciter peur et angoisse chez l'enfant"

[ Publié le 11 septembre 2014 ]

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La rentrée, et particulièrement celle de sixième, représente une période compliquée à vivre pour certains enfants. Bénédicte Bassac, infirmière scolaire au collège, nous décrit les signes qui doivent alerter les parents.

Quelles difficultés peut rencontrer un enfant lorsqu’il entre en 6e ?

Bénédicte Bassac-Cavaillon  - 

Pour un élève qui entre au collège, il n’est pas évident de s’adapter à un "nouveau moule". Il s’est habitué au rythme de l’école primaire et d’un coup tout change : son établissement, ses référents, ses transports… Sa situation est comparable à celle d’un adulte qui changerait de travail. La peur du changement et l’angoisse de ne pas être à la hauteur en classe ou de ne pas se faire d’amis à la récréation sont parfois au rendez-vous. Les risques associés à cette période clé peuvent être d’ordres physiques et psychologiques. Il peut s’agir de troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie mentale ou la boulimie. Ces difficultés peuvent aussi se traduire par un profond mal-être, qui aboutit dans des cas extrêmes à l’apparition d’une phobie scolaire.

 

Quels sont les signes qui doivent alerter les parents ?

Bénédicte Bassac-Cavaillon  - 

Toute modification dans le comportement de l’enfant peut en être un. Par exemple, un jeune qui parle beaucoup et qui n’est plus aussi bavard ou, à l’inverse, un enfant qui se met subitement à parler énormément. Le sommeil est également un bon indicateur, les angoisses pouvant l’empêcher de dormir la nuit et par conséquent de suivre correctement ses cours le jour. Il peut avoir du mal à se préparer pour partir à l’heure le matin, montrer des réticences à passer le portail du collège, ne plus vouloir dîner… Enfin, des notes en chute libre dans une ou plusieurs matières sont presque toujours les signes d’un souci et sont à prendre au sérieux. Pour repérer ces indices les parents doivent se montrer à l’écoute du collégien, mais aussi observateurs, intuitifs, vigilants, y compris si l’enfant assure que tout va bien.

 

Comment réagir si son enfant manifeste des signes d’alerte ?

Bénédicte Bassac-Cavaillon  - 

Il faut l’amener à en parler même si ce n’est pas toujours évident, car le parent est le premier confident de l’enfant. D’une façon générale, il faut se montrer positif et ne pas dramatiser. Par exemple, s’il a eu une mauvaise note, d’abord lui parler des ses bonnes notes et ensuite essayer de comprendre ce qui s’est passé dans la matière à problèmes. Si les parents remarquent des signes d’alerte sans avoir été contactés par le personnel du collège, il faut informer ces professionnels, à commencer par le professeur principal. Il est l’interlocuteur de référence, il ne faut donc pas hésiter à lui demander un rendez-vous pour faire un point à la fin du premier trimestre. Le professeur principal peut essayer de parler à son élève, ou l’orienter vers l’infirmière scolaire. Ils peuvent conseiller aux parents de prendre quelques mesures, comme accompagner l’enfant jusqu’à la porte de l’établissement durant le premier mois, au lieu de lui faire prendre le bus par exemple. Ou bien, mais c’est plus rare, de prévoir une consultation dans un centre médico-psychologique, si la situation ne s’améliore pas au bout de quelques mois.

 

Propos recueillis par Lucie Pehlivanian / © Citizen Press.

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