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Fibrillation atriale : redonnez de la vigueur à votre coeur

[ Publié le 27 novembre 2017 ]

Une des pathologies cardiaques les plus répandues, la fibrillation atriale reste encore peu connue du grand public. Sous-diagnostiquée, elle figure pourtant parmi les causes les plus importantes de l'accident vasculaire cérébral (AVC). Dépistée précocement, elle peut être guérie de façon mini-invasive, par une alternative aux traitements médicamenteux.

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Le terme fibrillation atriale (FA) n'est pas encore passé dans le langage courant, comme peuvent l'être l'infarctus du myocarde ou l'insuffisance cardiaque. Et pourtant, la FA constitue le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent, avec 33 millions de patients dans le monde. En France, son incidence ne cesse d'augmenter du fait du vieillissement de la population.

La FA est repérée lorsque « Les palpitations sont irrégulières », explique le Pr Frédéric Anselme, cardiologue au CHU de Rouen. L'oreillette gauche du coeur ne se contracte plus, le sang s'évacue mal et stagne dans cette partie du muscle cardiaque. Principaux facteurs de risque : l'âge et le profil cardiovasculaire L'âge du patient constitue le principal facteur de risque de FA.

En cause, les modifications structurelles des oreillettes, phénomènes croissant au fil des années. Mais aussi l'hygiène de vie et son impact sur le muscle cardiaque : les FA sont d'autant plus fréquentes en cas de comorbidités cardiovasculaires telles que l'hypertension artérielle, le diabète, l'apnée du sommeil ou l'obésité.

A terme, une FA mal prise en charge augmente le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). « Principaux risques liés à la FA, les AVC proviennent en fait de la formation d'un caillot sanguin lié à la mauvaise évacuation du sang. » Aujourd'hui, on estime que les patients atteints de FA ont cinq fois plus de risque de faire un AVC.

 

La prise de pouls chez le médecin généraliste, indicateur indispensable

Dans certains cas, les patients sont asymptomatiques, la FA est alors qualifiée de silencieuse. Dans ce cas, « la prise de pouls vient confirmer la sensation d'irrégularité des palpitations cardiaques. Un geste à réaliser par le médecin généraliste. Le patient lui-même peut aussi avoir une notion de la fréquence du pouls pour aller consulter en cas d'anomalie ». Mais « le diagnostic officiel est forcément effectué à partir d'un électrocardiogramme pour enregistrer le tracé électrique du coeur », indique le Pr Anselme. La prise de pouls est aussi à effectuer auprès des patients symptomatiques car les ressentis se confondent avec ceux d'autres pathologies.

La FA peut se traduire par des essoufflements, des épisodes de fatigue et de douleurs thoraciques ou encore des poussées d'insuffisance cardiaque et des palpitations, sources de malaises. 

 

Traitement curatif : détruire les zones atteintes par la congélation à -80°C

Lorsque le diagnostic est posé et selon le type de FA, une des approches thérapeutiques pouvant être proposées aux patients est une technique mini-invasive permettant de supprimer la survenue du trouble du rythme cardiaque. Il s'agit de l'ablation par cryothérapie, technique curative. Une technique efficace dans 80% des cas, un an après l'intervention. Aucune ouverture du coeur n'est nécessaire. « Selon les établissements de santé, l'anesthésie est générale ou locale, et le temps d'hospitalisation est compris entre 48 heures et 72 heures. »

En quoi consiste l'acte ? « Après avoir percé la membrane entre l'oreillette droite et gauche du coeur, on applique un ballonnet refroidi à -80°C pendant 3 à 4 minutes au niveau des veines pulmonaires. L'idée étant de détruire les tissus cardiaques au pourtour des veines, là où des impulsions électriques anormales sont capables d'initier l'arythmie. »

Le retour à la normale après l'intervention prend-il du temps ? « Il est possible de reprendre une activité classique la semaine suivante. Mais concernant le sport, tout dépend du niveau du patient. Si la pratique est intense, mieux vaut attendre une dizaine de jours pour retrouver son rythme », conclut le Pr Anselme.

Source : interview du Pr Frédéric Anselme, cardiologue au centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen, le 25 octobre 2017

(Destination santé ©)

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