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Actualités santé

Se débarrasser des verrues

[ Publié le 19 septembre 2017 ]

Six millions de Français souffrent de ces excroissances disgracieuses. La plupart sont bénignes, mais elles ont une fâcheuse tendance à réapparaître lorsqu’on les chasse. Comment en finir avec elles ?

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Accroupie dans sa chambre, Mathilde pousse un soupir d’agacement. « Encore ! » Les yeux rivés sur sa plante de pied, elle observe les excroissances nichées entre ses orteils. Des verrues. L’adolescente secoue la tête. Depuis trois ans,  elle a quasiment tout essayé. Mais elles reviennent toujours.

Et presque toujours au même endroit.

           

Mathilde n’est pas une exception : six millions de Français souffrent de ces affections cutanées – essentiellement des enfants scolarisés et de jeunes adultes.

 

« Une verrue, c’est le produit de la prolifération anormale de cellules de la partie supérieure de la peau, décrypte le Dr Fabien Guibal, dermatologue à l’hôpital Saint-Louis de Paris. Ce phénomène apparaît lorsque l’épiderme est infecté par une famille de virus appelée papillomavirus. »

 

La plupart des verrues sont bénignes. Celle que l’on observe le plus couramment sur les mains et les doigts, la « verrue vulgaire », forme un dôme épais et dur. Elle est inesthétique mais rarement douloureuse.

La « verrue molle » apparaît principalement sur le cuir chevelu et les muqueuses. Elle se caractérise par une surface lisse, plus ou moins surélevée, qui doit faire l’objet d’une surveillance car elle peut évoluer vers une forme cancéreuse.

La « verrue plane », moins bombée que  la verrue vulgaire, se reconnaît par les plaques plus ou moins colorées qu’elle forme sur la surface de la peau.

La « verrue plantaire », enfin, est plus profondément enfouie et occasionne des douleurs parfois intenses à la marche.

 

Quid des remèdes de grand-mère ?

Comment s’en débarrasser ? Le Dr Guibal est catégorique : «  Quand elles ne sont ni douloureuses, ni gênantes, ni dangereuses, le mieux est de ne pas les traiter. La moitié des verrues disparaît spontanément au bout de six mois ; les deux-tiers au bout de dix-huit mois. Les traitements sont souvent longs et contraignants. »

 

Ce virus est d’autant plus difficile à combattre qu’une personne sur deux en est porteuse – sans déclarer le moindre symptôme. Les risques de transmission par contact cutané sont donc élevés, difficile à anticiper et plus encore à éviter. Même l’efficacité des fameuses « claquettes de piscine » est controversée.

Quant à savoir pourquoi les verrues se développent chez certains individus porteurs du papillomavirus et pas chez les autres… Mystère !

 

L’efficacité des traitements est également aléatoire. Que les soins soient fondés sur l’application de produits chimiques (acide salicylique), sur un geste chirurgical (curetage), sur le froid (cryothérapie) ou la lumière (thérapie photodynamique, laser…), les récidives sont de l’ordre de 30 à 50%.

 

Et que penser des remèdes de grand-mères ? On évoque les vertus du vinaigre de cidre appliqué quotidiennement avec un coton, de l’écorce de citron jaune, de l’ail et même de l’intérieur des peaux de banane…

 

«  Pour répondre, il faudrait tester cela selon un protocole scientifique en les comparant avec un placebo, assure Fabien Guibal. En gardant en mémoire que les verrues peuvent disparaître d’elles-mêmes sous l’action du système immunitaire. »

 

Le mieux, dans la plupart des cas, est donc de prendre son mal… en patience.

Cédric Portal

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