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Actualités santé

Perturbateurs endocriniens : un effet « cocktail » inquiétant pour le foetus

[ Publié le 13 septembre 2017 ]

Pesticides, produits de ménage domestique, cosmétiques... L'exposition à des perturbateurs endocriniens est néfaste au cours de la grossesse. Mettant notamment à risque le foetus de souffrir de troubles de l'appareil reproducteur. Mais quel est donc l'effet d'une exposition simultanée à plusieurs substances nocives ? Une équipe française démontre la force de l'effet cocktail ainsi créé.

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Les perturbateurs endocriniens, s'ils sont combinés, ont un effet nocif exponentiel. C'est ce qu'on appelle l'effet « cocktail ».

Des chercheurs de l'Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset)* ont identifié 11 molécules néfastes et ont, avec elles, conçu 4 mélanges. Ces derniers ont été testés sur le testicule foetal humain.

Résultats, « le modèle mathématique établi par les auteurs est capable de mettre en évidence, pour la première fois sur un organe humain, des effets cocktails ».De plus, « les effets combinés observés sont mathématiquement prédictibles ».

 

Jusqu'à 1 000 fois plus néfaste

Autre constat, et non des moindres, « les auteurs ont pu quantifier l'exacerbation des effets individuels de chacune des molécules mélangées. En d'autres termes, une molécule s'avère entre 10 et 1 000 fois plus puissante lorsqu'elle est mélangée à d'autres que seule.

« Il existe une fenêtre de sensibilité bien précise au cours du 1er trimestre de développement du foetus pendant laquelle l'exposition simultanée à des doses faibles de plusieurs perturbateurs endocriniens laisse entrevoir un risque pour le futur appareil génital et reproducteur de l'enfant », souligne Bernard Jégou, directeur de l'Irset**.

Par conséquent, « il s'avère indispensable d'intensifier la recherche pour caractériser les mélanges réels auxquels les individus sont exposés et en tester les effets sur des modèles appropriés ».

*avec l'appui de collègues du centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes, du Pr Andréas Kortenkamp et le Dr M Scholze de l'Université de Brunel à Londres

**chercheur Inserm, directeur de la recherche de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) et coordinateur de cette étude

Source : Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 13 septembre 2017

(Destination santé ©)

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