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La sexualité des hommes

[ Publié le 12 septembre 2017 ]

Souvent évoquée, mais finalement mal connue, la sexualité des hommes est l’objet de beaucoup de fantasmes. Petit tour d’horizon des préjugés et des idées reçues avec Sonia Lebreuilly, sexologue et éducatrice en santé sexuelle, qui animera le Rendez-vous expert qui aura lieu le 16 septembre.

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Les hommes et les femmes fonctionnent-ils sexuellement différemment ?

Sonia Lebreuilly - Trop souvent on entend que les hommes ont une sexualité très mécanique, ont besoin et toujours envie de faire l’amour, alors que les femmes pourraient s’en passer, seraient plus lentes avec une dimension psychologique plus forte. C’est complétement faux au regard des études. Hommes et femmes fonctionnent de la même manière, avec des différences plus interpersonnelles. Les deux font autant appel au corporel, sont dans le ressenti avec une dimension psychologique à prendre en compte. Ces stéréotypes trouvent en partie leur origine dans le fait que lorsqu’un homme est excité, cela se voit concrètement par son érection. Pour les femmes, cette excitation se traduit par un clitoris qui grandit, ce qui est beaucoup moins visible qu’un pénis en érection. Et puis la société a longtemps véhiculé l’idée que la sexualité est plutôt réservée aux hommes ; une femme qui montre trop son envie est mal vue et on lui a longtemps accolé le terme de nymphomane, injustifié.


Quelles sont les idées reçues liées à la sexualité des hommes ?

Sonia Lebreuilly - La première est qu’ils ont plus envie que les femmes. Mais il s’agit plutôt de différences entre individus. Au cabinet de sexologie, des hommes consultent parce que leur partenaire a plus de désir qu’eux et qu’ils ne se sentent pas normaux. Les troubles du désir existent aussi chez l’homme. Parmi les autres idées reçues, on trouve celle de l’orgasme à chaque éjaculation. Pourtant un homme peut éjaculer sans ressentir d’orgasme. C’est le cas notamment pour ceux qui ont une éjaculation prématurée. Elle n’arrive pas au bon moment et ils la subissent. Cette absence d’orgasme existe aussi en cas d’éjaculation tardive.
On dit parfois que les hommes n’ont pas besoin des préliminaires, contrairement aux femmes. Un des grands rôles des préliminaires est de s’habituer à l’excitation sexuelle, ce qui permet de mieux contrôler et de jouer avec son plaisir. Ils sont particulièrement recommandés en cas d’éjaculation précoce. Ils permettent de trouver des mécanismes pour faire varier l’excitation pendant cette phase afin de se les approprier aussi pendant la pénétration. Les hommes sont réputés aussi avoir du désir plus rapidement. Mais après les premiers signaux du désir (sensation de chaleur du corps, accélération du rythme cardiaque), une femme lubrifie plus rapidement qu’un homme à âge égal.       


Quelles difficultés les hommes peuvent-ils rencontrer sur le plan sexuel ?

Sonia Lebreuilly - Les troubles du désir, c’est-à-dire une difficulté à avoir et/ou à tenir une érection, peuvent avoir des origines physiologiques et/ou psychologiques. Ils surviennent plus facilement en période de fatigue, d’angoisse, tout comme les éjaculations précoces ou tardives, avec souvent des cercles vicieux où on se dit que si cela ne s’est pas bien passé les fois précédentes, ce sera pareil à nouveau. Ces troubles peuvent apparaître à n’importe quel moment de la vie sexuelle d’un homme avec une grande variété de facteurs. Dans tous ces cas, les consultations de sexologie peuvent apporter une aide.

 

 

Propos recueills par Corinne Renou-Nativel

Mot-clef : Sexualité

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