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Actualités santé

Onze vaccins obligatoires pour les enfants dès 2018

[ Publié le 6 juillet 2017 ]

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé va proposer au Parlement de rendre obligatoires huit vaccins supplémentaires, en plus des trois actuels. Ces immunisations concernent la petite enfance. Par ailleurs, la ministre souhaite aller vite sur ce dossier. Objectif que les enfants puissent bénéficier des vaccins dès 2018.

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Le Premier Ministre l'avait annoncé au cours de son discours de politique générale du 4 juillet : rendre 8 nouveaux vaccins obligatoires. Dès le lendemain, la ministre de la Santé a confirmé ce choix de santé publique particulièrement fort et qui risque de créer de nombreuses polémiques. Notamment dans un pays où la défiance vis-à-vis des vaccins affiche un niveau presque inégalé dans le monde.

« Cette décision répond à une nécessité de santé publique », précise le ministère. « La France a des taux de couverture vaccinale meilleurs que les autres pays pour les vaccins obligatoires, mais ils sont en revanche très insuffisants pour la plupart des vaccins recommandés ».  

 

Des épidémies disparues refont surface

Résultats, des épidémies sont réapparues sur le territoire national, avec à la clef des hospitalisations et des décès. Ainsi, entre le 1er janvier 2008 et le 31 mai 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été enregistrés en France. Parmi ces derniers, 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique (31 encéphalites, 1 myélite, 2 Guillain-Barré) et 10 sont décédés.

Les couvertures vaccinales contre l'hépatite B sont insuffisantes : 40% chez l'adolescent, 60% chez l'adulte. Plus de 2 000 cas d'hépatite B  sont survenus en France entre 2006 et 2013 chez des sujets non vaccinés.

Quant aux infections invasives à méningocoque C, elles peuvent provoquer de graves séquelles (notamment un retard mental) et sont parfois mortelles. A cause là encore d'une faible couverture vaccinale, les autorités ont enregistrés 255 cas entre 2011 et 2015 dont 25 mortels. Tous auraient pu être évités par la vaccination.

Aujourd'hui, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires (diphtérie, tétanos et polio). La ministre veut pour 2018 rendre obligatoires les vaccins suivants :

  • l'haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites) ;
  • la coqueluche ;
  • l'hépatite B ; la rougeole, les oreillons, la rubéole ;
  • le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites) ;
  • le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites).

 

La vaccination, un bénéfice immense en termes de santé publique

Le ministère tient à rappeler les multiples bienfaits de la vaccination au cours de l'histoire récente. Des bénéfices malheureusement trop souvent oubliés. « La vaccination a permis de sauver des millions de vies, en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication. Avant la généralisation de la vaccination, durant la seconde moitié du XXème siècle, on déplorait annuellement 3 000 décès par diphtérie et 200 décès d'enfants par poliomyélite en France. Le tétanos entraînait environ 1 000 décès par an, on en compte aujourd'hui moins de 5 chaque année. »

Ce n'est pas tout ! L'immunisation contre les infections invasives à pneumocoque chez l'enfant depuis 2003, a permis de réduire de moitié le nombre de ces infections, à l'origine d'hospitalisations et de complications. Grâce à l'immunité de groupe, on observe également une diminution de 40% de ces infections sévères chez l'adulte et les personnes âgées.

 

Des vaccins remboursés

En pratique, l'extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. Au moins 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections sur 2 ans et 80 % plus de 8 injections. 

« Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 65% de leur prix par l'Assurance maladie et 35% par les assurances complémentaires qui offrent un contrat responsable », indique le ministère.

 « Les patients n'auront pas de coût à leur charge. Par ailleurs, il existe différents circuits adaptés, notamment les centres de vaccination, qui proposent des prises en charge totalement gratuites ».

En conclusion, Agnès Buzyn a précisé qu'un rendez-vous annuel sera instauré pour faire l'état des lieux de la vaccination en France : progression de la couverture vaccinale, épidémiologie des maladies concernées, pharmacovogilance, nécessité de faire évoluer la liste des vaccins obligatoires.  

 

Source : ministère des Solidarités et de la Santé, 5 juillet 2017

(Destination santé ©)

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