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Culte de la minceur chez les adolescentes : un gros problème

[ Publié le 17 juillet 2017 ]

Influencées par les magazines et par les blogs, la moitié des Françaises de quinze ans se trouvent trop grosses. Ce diktat de la maigreur peut avoir de graves conséquences sur leur santé.

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Elles veulent être minces. De plus en plus minces. Et de plus en plus tôt – parfois dès l’âge de 9 ou 10 ans. Elles veulent ressembler aux mannequins qui défilent sous les projecteurs, aux « top models » qui prennent la pose dans les magazines.

Ces adolescentes savent bien que ces photos sont retouchées. Mais l’exhibition constante de ces silhouettes filiformes impose le culte de la minceur. Impossible d’y échapper. La presse féminine décline ce thème à longueur de couvertures, les blogs égrènent conseils et astuces pour ressembler à Kate Moss.

Conséquence : à quinze ans, la moitié des jeunes Françaises déclare avoir besoin de faire un régime, alors que moins d’une sur dix est en surpoids avéré.

           

Cette obsession est à l’origine de graves problèmes de santé. Les régimes, parfois draconiens, que s’imposent les jeunes filles ne sont pas sans risques : mal encadrés, ils les privent de graisses végétales qui contiennent des vitamines et des éléments antioxydants indispensables. La dénutrition peut aussi provoquer un déchaussement des dents, ainsi qu’une ostéoporose précoce.

« Après la puberté, les restrictions alimentaires peuvent entraîner un dérèglement hormonal et une interruption des règles, pointe le Dr Marie-France Le Heuzey, responsable adjointe du service de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Robert-Debré de Paris. Chez les enfants plus jeunes, elles peuvent également bloquer le développement pubertaire et interrompre la croissance. »

« Maigre » consolation : il n’y aurait pas de lien direct entre le diktat de la minceur et le développement d’une anorexie mentale qui touche entre 1 et 2 % des adolescentes. « Ce n’est pas la mode qui crée la maladie », assure le Dr Le Heuzey.

 

Comment leur venir en aide ?

Les parents d’une ado obsédée par la balance sont souvent désemparés. Que faire ? S’ils tentent de forcer leur fille à s’alimenter normalement, elle peut se bloquer. S’ils la laissent faire, ils craignent que la situation ne s’aggrave.

Il faut d’abord savoir distinguer une adolescente complexée d’une personne souffrant d’anorexie mentale. La première veut ressembler à ses copines et se fixe un but précis – perdre trois kilos en un mois, rentrer dans son jean... Son régime est vécu comme une épreuve : elle évite la nourriture, se plaint d’être souvent fatiguée, a tendance à « zapper » les activités sportives.

La seconde, au contraire, ne revendique aucun objectif. Elle n’assume pas le fait de se priver de nourriture, ne se plaint de rien, se montre euphorique et fait du sport en poussant ses limites jusqu’à l’épuisement.

Dès qu’ils jugent la situation anormale, les parents doivent consulter un médecin. Selon l’état physique de l’adolescente, ce dernier mettra en place différentes stratégies : hospitalisation, consultation psychiatrique, thérapie comportementale, etc.

«  Mais il ne faut pas s’affoler dès qu’une jeune fille se trouve un peu boulotte et cherche des conseils minceur sur Internet ou auprès des copines, conclut Alain Meunier, psychiatre spécialiste du comportement alimentaire. Les blogs et les magazines n’ont que peu d’influence sur les ados qui vont bien. »

Cédric Portal

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