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Choc toxique lié aux règles : les tampons mis hors de cause

[ Publié le 6 juillet 2017 ]

Le Centre national de référence (CNR) des staphylocoques des Hospices civils de Lyon (HCL) a évalué le risque de choc toxique lié aux règles induit par l’utilisation de tampons et coupes périodiques. Les analyses réalisées se révèlent rassurantes. Les protections périodiques ne stimulent pas la prolifération de la souche de staphylocoque doré responsable de la production de la toxine à l’origine du choc toxique.

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Grâce à la collecte lancée en octobre dernier, le Centre national de référence des staphylocoques (CNR) des Hospices civils de Lyon (HCL) a pu analyser 700 tampons usagés. Objectif, déterminer dans quelle mesure leur utilisation induit un risque de choc toxique lié aux règles.

« Les chercheurs ont choisi de tester les marques les plus utilisées ainsi que des tampons ayant des compositions différentes », expliquent les Hospices civils de Lyon. « Ils ont essayé de reproduire les conditions de culture se rapprochant le plus de celles du vagin avec peu d'oxygène. »

Les résultats s'avèrent rassurants. En effet, « contrairement au tampon Rely® retiré du marché dans les années 80, aucun dispositif vaginal ne stimule la production de la toxine TSSTT-1 qui déclenche le choc toxique », soulignent les chercheurs. « Certains tampons ont même un effet protecteur, principalement lié à leur structure et de façon plus faible à leur composition. »

Dans le détail, « la densité de fibres semble jouer un rôle majeur et aucun relargage de produit par les tampons ayant un impact sur le staphylocoque n'a été observé ».

 

Des coupes à surveiller

Certaines coupes menstruelles ont également été analysées. « En ayant un diamètre plus important que les tampons, elles permettent une arrivée d'air et donc d'oxygène plus importante et favorisent plus la croissance du staphylocoque et la production de la toxine », indiquent les chercheurs.

Afin de réduire ce risque, ils recommandent d'utiliser ces dispositifs comme les tampons. C'est-à-dire « ne pas les porter la nuit pendant son sommeil et le jour plus de 6 heures ».

Comment utilisez-vous vos protections vaginales ? D'après ces résultats rassurants, le choc toxique semble « résulter d'un défaut d'information des utilisatrices ». Le Centre national de référence des staphylocoques a besoin de « données sur l'utilisation des tampons ainsi que sur l'éducation données aux femmes sur le sujet afin d'identifier comment améliorer les pratiques ».

Pour les obtenir, il lance une grande enquête nationale. Si vous souhaitez y participer, cliquez ici.

A noter : en France, la surveillance des chocs toxiques liés aux règles repose sur les données recueillies par le Centre national de référence des staphylocoques. Tous les cas recensés au CNR sont le fait de déclarations spontanées des cliniciens ou des microbiologistes. Le recensement est donc encore difficile.

Source : Hospices civils de Lyon (HCL), 4 juillet 2017

(Destination santé ©)

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