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Actualités santé

Sclérose en plaques : les traitements progressent

[ Publié le 20 juin 2017 ]

Diagnostiquée à l'âge de 30 ans en moyenne, la sclérose en plaques (SEP) touche 2 000 à 3 000 nouveaux patients chaque année. Aujourd'hui il n'existe pas de traitement curatif contre cette inflammation du système nerveux. Mais depuis 15 ans, de nets progrès ont été réalisés pour espacer les crises et diminuer les douleurs. Et l'hygiène de vie prime pour renforcer l'autonomie motrice.

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Il existe deux formes de sclérose en plaques (SEP), maladie caractérisée par la dégradation de la myéline, la gaine entourant les neurones permettant de véhiculer les messages nerveux, moteurs et sensitifs.

La plus répandue (85% des cas), la SEP rémittente, évolue par poussées. Puis, le plus souvent, dans les 10 à 15 ans, elle est remplacée par la forme progressive. Cette dernière marque le début d'un handicap moteur (troubles de la marche, de l'équilibre).

Dans 15% des cas toutefois, la SEP est directement progressive : là, les poussées sont absentes mais les symptômes s'aggravent au fil des années.

 

Espacer les crises et atténuer les symptômes

A ce jour, aucun traitement ne permet de soigner la SEP. Mais il existe une dizaine de molécules pour espacer les poussées. Les plus efficaces concernent la forme rémittente. A ce stade, des molécules sont capables de ralentir le processus de démyélinisation. C'est le traitement de fond, de première ligne. D'autres agissent sur la dégradation du système immunitaire. Et en cas de poussées, des corticoïdes deviennent indispensables pour limiter l'inflammation.

Certains traitements - aussi employés dans la prise en charge d'autres maladies neurologiques - aident à diminuer les symptômes comme « la toxine botulique qui diminue les troubles de la marche, la raideur des jambes ou les problèmes urinaires », note le Pr Jean Pelletier, chef du service de neurologie et unité neurovasculaire à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

 

Du l’activité pour aller mieux !

En parallèle, l'hygiène de vie compte aussi beaucoup dans la balance du mieux-être. Ainsi la pratique du sport est-elle recommandée aux patients atteints d'une SEP : « l'activité stimule la production de cellules souches, l'oxygénation du cerveau et crée de nouveaux branchements neuronaux », note Violeta Zujovic, chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM). Enfin, « le sport favorise aussi la sécrétion d'endorphines », hormones provoquant une sensation de détente bienvenue pour pallier les désagréments d'une maladie chronique.

Un pouvoir tel qu'à l'inverse, « la sédentarité pourrait aussi constituer l'un des facteurs de risque de la SEP, comme pour toutes les maladies neurodégénératives ».

 

Où va la recherche ?

A ce jour, plusieurs pistes sont en cours pour aboutir à la mise au point de nouveaux traitements : exploiter le pouvoir des lymphocytes dans le processus de régénération de la myéline, transformer des cellules de la peau en cellules nerveuses pour réparer les lésions. Ou encore poursuivre l'identification des biomarqueurs de l'inflammation, de la destruction de la myéline et de la neurodégénérescence pour prédire l'évolution de la maladie.

A noter : la Ligue française contre la Sclérose en Plaques fait circuler une pétition demandant un meilleur accès aux traitements.

Source : Ligue française contre la sclérose en plaques, site consulté le 30 mai 2017. Entretiens avec des patientes : Gabrielle, Elizabeth et Marie, les 16,17 et 18 mai. Entretiens médicaux et paramédicaux : Violeta Zujovic, chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), le 24 mai. Le Dr Sandrine Wiertlewski, neurologue, et Marylène Jacq-foucher, infirmière spécialisée dans la prise en charge de la SEP, le 29 mai – Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes (hôpital Laennec). DHUNE, programme d'excellence des maladies neurodégénératives, entretien avec le Pr Jean Pelletier, chef du service de neurologie et unité neurovasculaire à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

(Destination santé ©)

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