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Actualités santé

Hypertension artérielle : un contrôle régulier s'impose

[ Publié le 14 mai 2017 ]

L’hypertension artérielle (HTA) est tout à la fois l’une des maladies les plus fréquentes, mais aussi l’une des plus silencieuses. Ce qui n’incite guère les patients à la contrôler régulièrement alors qu’elle peut avoir des complications graves.

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L’hypertension artérielle (HTA) toucherait entre 10 et 15 millions de personnes en France, dont un quart à un tiers ne le sait pas. C’est environ 20 % de la population qui est concernée, avec une proportion croissante avec l’âge jusqu’à atteindre 40 % à 65 ans et 90 % à 85 ans.

 

Un diagnostic par mesure

L’hypertension artérielle se définit comme la pression anormalement forte du sang sur la paroi des artères. Pour parler d’hypertension artérielle, il faut que la tension demeure tout le temps élevée, même pendant le repos et en l’absence de stress. Elle est établie avec des mesures répétées au cabinet du médecin mais aussi par autocontrôle du patient à domicile avec un tensiomètre électronique. Deux chiffres définissent pour l’un la tension artérielle systolique (quand le cœur se contracte) et pour l’autre la tension artérielle diastolique (quand le cœur se relâche). Mesurée en millimètres de mercure (mm Hg), elle est le plus souvent annoncée en centimètres de mercure (cm Hg) : « 12/7 » (pour 12 cm Hg et 7 cm Hg).

Tension normale ou hypertension artérielle ?

On parle d’hypertension artérielle quand les valeurs mesurées dépassent :

  • au cabinet médical : 140/90 mm HG ou 14/9 cm Hg
  • en automesure à domicile : 138/85 mm Hg ou 13,8/8,5 cm Hg

 

Des symptômes tardifs et graves

Lorsqu’elle est très élevée, l’hypertension artérielle peut se traduire par des maux de tête, des vertiges ou des saignements de nez. Mais la plupart du temps, il s’agit d’un mal silencieux. L’hypertension n’en est pas moins dangereuse. A long terme, elle endommage la paroi des artères et augmente le risque d’avoir une maladie du cœur et des vaisseaux. Elle peut provoquer un épuisement du muscle cardiaque, une angine de poitrine, un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Elle atteint aussi parfois des organes comme les yeux (rétinopathie) et les reins (insuffisance rénale), ainsi que les jambes (athérosclérose).

 

Les facteurs qui favorisent l’hypertension artérielle

Pour équilibrer sa tension afin de limiter ses conséquences à long terme, il faut souvent recourir aux traitements médicamenteux. Mais il est essentiel d’agir également sur ses causes. Sur certaines, comme l’âge et les antécédents familiaux, on ne peut malheureusement rien. En revanche, modifier ses habitudes de vie a des effets notables. Le surpoids et l’obésité augmentent la pression artérielle, tout comme la sédentarité. Perdre du poids par l’exercice physique et une alimentation qui fait la part belle aux fruits et légumes permet de faire baisser la pression artérielle de façon significative. Il est important également de diminuer ses consommations de sel, de tabac et d’alcool qui ont de réelles répercussions sur la tension.

 

Un suivi régulier

On estime que 50 à 75 % des personnes hypertendues ne parviennent pas à contrôler et réduire suffisamment leur tension. L’absence de symptômes et de prise de conscience des conséquences sur la santé à long terme est clairement à l’origine de ce manque d’investissement des patients. Dans ces conditions, suivre un traitement et contrôler régulièrement sa tension paraissent fastidieux et renvoient une image de « malade à vie » que beaucoup voudraient oublier. Pourtant, mesurer régulièrement sa tension permet d’ajuster son comportement et son alimentation, voire son traitement avec son médecin. Prendre conscience de la gravité potentielle de sa maladie à long terme mais aussi de la possibilité réelle d’agir pour diminuer sa tension est la clé d’un contrôle efficace.

 

L’aide des nouvelles technologies

Pour faciliter le suivi, de nouveaux outils sont à la disposition des hypertendus. Des tensiomètres connectés mesurent la tension, l’analysent pour fournir son évolution et l’envoient au médecin. Il existe également des bracelets connectés qui enregistrent l’activité quotidienne, par exemple le nombre de pas. En fonction des informations collectées, des applications proposent des conseils personnalisés, comme augmenter la pratique d’exercices physiques. En octobre 2016, une étude 1  sur le suivi observationnel de patients hypertendus par les objets connectés a montré qu’après cinq mois 63 % des patients utilisaient encore un bracelet traqueur d'activité et 60 % un tensiomètre connecté. Cette utilisation s’est traduite par une progression du nombre de pas moyen par jour de 4 467 à 5 785 et une légère baisse de la tension systolique moyenne passant de 136 à 134 mmHg.

 


1 Suivi Observationnel d’une Population Hypertendue grâce aux Objets Connectés (SOPHOC), Union nationale de formation continue et d’évaluation en médecine cardiovasculaire

 

Corinne Renou-Nativel

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