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E-cigarette : une « solution de transition » pour arrêter de fumer

[ Publié le 15 mai 2017 ]

La cigarette électronique est-elle efficace et sans danger quand on l’utilise pour arrêter de fumer ? C’est un tremplin possible pour arrêter de fumer selon les dernières études.

e-cigarette-tabac

Depuis son apparition en 2012, la cigarette électronique fait souffler des vents contraires. Quelque 2 500 études plus ou moins sérieuses, souvent polluées par les enjeux économiques, ont été publiées sur cette pratique adoptée par 3 millions de Français. Deux questions sont au cœur des débats : « vapoter » est-il dangereux pour la santé ? Le vapotage est-il un moyen efficace pour arrêter de fumer ?

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) rappelle que certains composants des e-liquides, comme le diacétyle, peuvent être toxiques. Inhalés après avoir été chauffés, ils peuvent provoquer des dommages sur les poumons.

 

« D’autres risques seront peut-être identifiés dans les années à venir », avance prudemment l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Qui observe cependant qu’à ce jour, « les connaissances scientifiques ne permettent pas d’établir  formellement la dangerosité de l’e-cigarette. »

 

« Par comparaison au tabac et à son mode de consommation par combustion, les e-liquides présentent l’intérêt de supprimer ou de réduire significativement les risques de survenues de graves pathologies, de cancers principalement », souligne l’institut. «  Ils sont en ce sens beaucoup moins nocifs que le tabac ».

           

Zéro monoxyde de carbone

Cet avis a été développé en décembre 2016, lors du premier congrès scientifique indépendant consacré au vapotage à La Rochelle. «  Dans la e-cigarette, il y a zéro particule alors qu’une cigarette classique, c’est un milliard de particules », analyse le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à Paris. « Il y a zéro monoxyde de carbone dans une cigarette électronique, alors qu’il y en a 10 milligrammes dans une cigarette classique. Il y a zéro cancérigène dans la e-cigarette. »

 

Michèle Delauney, députée PS de la Gironde et cancérologue, dresse le même constat : « La cigarette électronique est un moindre mal car il n’y a pas de combustion ni de goudrons calcinés, explique-t-elle. De plus, dans la cigarette classique, il y a 79 additifs qui ne visent qu’à renforcer le caractère addictif. »

 

Une « solution de transition »

L’efficacité du vapotage pour ceux qui souhaitent cesser de fumer semble plus discutable. L’Inpes rappelle que certains e-liquides contiennent de la nicotine qui peut « induire une dépendance comme pour la cigarette classique ».

 

« Aujourd’hui, nous ne disposons pas de preuves scientifiques solides sur l’efficacité de l’e-cigarette dans l’arrêt du tabac », indique l’institut. « Néanmoins, l’e-cigarette peut aider certains fumeurs à réduire leur consommation de cigarettes classiques et ainsi réduire les risques pour la santé. »

 

Selon le dernier Eurobaromètre, une enquête menée en 2014 sur plus de 24 000 personnes, la cigarette électronique aurait permis à 6,1 millions d’Européens d’arrêter de fumer, tandis que 9 millions auraient réduit leur consommation.

 

Pour le Dr. Michèle Delaunay, la e-cigarette doit être envisagée comme une « solution de transition » permettant de se débarrasser progressivement du tabac.

 

Dans cette optique, une étude ambitieuse sur l’intérêt du vapotage va être amorcée au printemps sur 650 fumeurs à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Les résultats seront connus en 2019.

 

Cédric Portal

Mot-clef : Addiction tabac

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