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Actualités santé

Sommeil et réussite scolaire : bien dormir pour mieux apprendre

[ Publié le 17 mars 2017 ]

Le manque de sommeil chez les jeunes peut compromettre leur scolarité. Qui n'a jamais entendu cette phrase ? Des chercheurs français viennent de lui donner une résonance scientifique. Selon eux en effet, ne pas assez dormir entraîne bel et bien une diminution du volume de matière grise et de mauvaises performances scolaires.

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Une collaboration entre des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'Institut national de la santé et de l'aide sociale vient de démontrer pour la première fois une association entre les habitudes de sommeil et la structure du cerveau chez les adolescents.

Pour ce faire, ils ont étudié les habitudes de sommeil de 177 élèves de 14 ans scolarisés dans des collèges de région parisienne. En moyenne, ces derniers se couchaient à 22h20 en semaine pour se lever à 7h06 et à 23h30 le weekend pour se lever à 9h45.

 

Moins de sommeil, moins de concentration

Ainsi, les chercheurs ont constaté qu'une durée de sommeil courte (à savoir moins de 7h) en semaine et qu'une heure de coucher tardive le week-end, étaient corrélées avec des volumes plus petits de matière grise dans plusieurs régions cérébrales.

Dans le détail, le cortex frontal, le cortex cingulaire antérieur et le précuneus. Ces 3 régions du cerveau sont notamment impliquées dans l'attention, la concentration et la capacité à réaliser des tâches simultanées.

En outre, les chercheurs ont constaté que les mauvaises notes obtenues par les élèves étaient associées avec moins de matière grise dans les régions frontales diminuées par un coucher tardif le week-end.

« Ces résultats montrent qu'il existe un lien entre les mauvaises habitudes de sommeil, la structure du cerveau (encore en pleine période de maturation péri-pubertaire), et les mauvaises performances scolaires », insistent les auteurs.

« Nous encourageons les parents, les intervenants sociaux et scolaires, à favoriser le maintien d'un bon rythme veille-sommeil pour les adolescents. »

Source : Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 8 mars 2017

(Destination santé ©)

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