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Pollution atmosphérique : les transplantés pulmonaires plus vulnérables

[ Publié le 2 mars 2017 ]

Selon un travail de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les patients greffés du poumon présentent une fragilité accrue aux polluants atmosphériques. A tel point qu'ils peuvent être exposés à un risque de rejet de leur greffe.

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Le dioxyde d'azote (NO2) et les particules polluant notre environnement réduisent les fonctions respiratoires des enfants et des adultes dans la population générale. Des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) viennent de montrer que ces polluants pourraient être particulièrement néfastes chez les patients ayant subi une greffe pulmonaire.

Meriem Benmerad* et son équipe ont compilé les données relatives à 520 patients transplantés, soit une large partie des personnes ayant subi une greffe pulmonaire entre 2009 et 2013. « Ces patients bénéficiaient d'une évaluation de leur fonction respiratoire tous les 6 mois », expliquent les chercheurs.

« Pour chacun d'entre eux, nous avons calculé la concentration moyenne des polluants atmosphériques, en fonction de leur adresse. Nous pouvions ainsi évaluer l'association entre les mesures de la fonction respiratoire et le niveau de pollution ».

 

Des fonctions respiratoires altérées 

Deux paramètres ont été étudiés. D'une part le VEMS qui correspond au maximum d'air qu'un patient peut expirer en une seconde et qui peut être le reflet d'une obstruction des bronches.

D'autre part, la CVF ou capacité vitale forcée, caractérisée par la faculté à expirer au cours d'une expiration forcée. Résultat, une hausse de l'exposition aux polluants était associée à une baisse de la CVF.

Autre enseignement de cette étude : les patients traités par macrolides, une famille d'antibiotiques, semblaient protégés des effets néfastes de la pollution atmosphérique. Depuis ces travaux, l'équipe a démontré que l'augmentation du taux de polluants dans l'air était associée au risque de décès chez les malades qui ne recevaient pas de macrolides.

*Unité 1209 Inserm/CNRS/Université Grenoble Alpes. « Epidémiologie environnement appliquée à la reproduction et la santé respiratoire », Institut Bonniot, La Tronche.

Source : Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 23 février 2017

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