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Le travail, c'est bon aussi pour la santé mentale !

[ Publié le 20 mars 2017 ]

Une vie épanouie passe souvent par le bien-être au travail. Pour cela il faut d’abord se sentir à l’aise dans sa profession. Décryptage avec Daniel Crochetet, administrateur et membre du groupe technique sur l’emploi de l’Unafam.

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L’Unafam est une association reconnue d’utilité publique, qui accueille, écoute, soutient, forme, informe et accompagne les familles et l’entourage de personnes vivant avec des troubles psychiques depuis 1963. Elle compte plus de 14 000 adhérents.

On disait naguère que le bonheur passait par le travail. Est-ce toujours vrai ?

Daniel Crochetet - Je vous répondrai par une métaphore : manger est un plaisir si la nourriture est variée, bien préparée et servie dans un cadre agréable. Il en va de même pour le travail. Si l’activité professionnelle est intéressante et valorisante, elle est un facteur d’épanouissement psychologique. Plus largement, le travail reste une valeur centrale de notre société. La reconnaissance citoyenne passe par là. Le travail favorise donc le mieux-être, malgré les contraintes qu’il génère. Il permet d’affermir l’estime de soi et de se projeter dans l’avenir : les projets commencent lorsqu’on a un emploi.

 

Le travail, c’est donc réellement bon pour la santé mentale ?

Daniel Crochetet - Naturellement. Et plus encore pour les personnes qui souffrent d’un handicap psychique. L’insertion professionnelle participe de manière évidente à l’inclusion sociale. Cela crée une dynamique positive en apportant des repères, en aidant à organiser son temps, à retrouver un rythme de vie régulier. Cela permet de rompre l’isolement et de développer un réseau social.

 

Ces facteurs positifs se vérifient quelle que soit la nature du travail ?

Daniel Crochetet - L’important, ce n’est pas le travail lui-même, mais la façon dont il est perçu. Bien sûr, plus l’emploi correspond aux compétences acquises, plus il est valorisant et bien vécu. Mais le fait même de travailler aide à se sentir mieux dans sa tête.

 

Comment favoriser le bien-être en entreprise par la prévention des risques psycho-sociaux ?

Daniel Crochetet - Quand on veut savoir où aller, il faut d’abord savoir d’où l’on vient et où on est. Les employeurs doivent avoir une réflexion de fond avec les instances représentatives et la médecine du travail. Absorbés par leurs propres contraintes, ils ont tendance à occulter ces risques. Ils sous-évaluent les conséquences négatives – par exemple sur la productivité. Il faut considérer l’amélioration de la qualité de vie au travail comme un axe prioritaire. Je suis convaincu que des solutions peuvent émerger.

Certaines entreprises ont mis en place des groupes de gestion du stress, des groupes d’expression pour renforcer la place du dialogue. Des bonnes pratiques sont déjà en place. Mais on en est encore au stade de la découverte et de l’expérimentation. Les résultats positifs ne sont pas toujours durables, car on ne travaille pas forcément sur les causes profondes du mal-être. Il suffit d’un grain de sable, dès lors, pour que tout dérape…

La priorité des priorités, me semble-t-il, est d’œuvrer en amont sur l’adaptation des conditions de travail. L’encadrement doit être plus prévenant, bienveillant, pour limiter les risques psycho-sociaux.

 

Propos recueillis par Cédric Portal

 

 

Risques psychosociaux : de quoi parle-t-on ?

Les risques psychosociaux (RPS) désignent les violences vécues par les salariés dans l'entreprise. Ils ont des conséquences sur leur santé physique et/ou mentale.

Les RPS comprennent le stress, le harcèlement moral ou sexuel, les situations conflictuelles récurrentes, les insultes, les menaces, les agressions, etc.

Ils interagissent souvent entre eux et ils nuisent au bon fonctionnement de l'entreprise.

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