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Actualités santé

Collyres : des dangers spécifiques chez les enfants

[ Publié le 24 mars 2017 ]

Les collyres destinés à dilater la pupille chez les enfants ou à provoquer une accommodation présentent davantage de risque en pédiatrie. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fait part d'effets indésirables potentiellement graves, parfois mortels.

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Les enfants présentent plus de risques que les adultes de développer des effets indésirables généraux après l'instillation d'un collyre mydriatique, du fait d'un passage systémique potentiel.

Deux types de collyres sont utilisés en ophtalmologie pour obtenir une dilatation pupillaire ou une cycloplégie : les agents anticholinergiques et antimuscariniques. Il s'agit des collyres atropiniques et dérivés (atropine, cyclopentolate, tropicamide et homatropine) ; les alpha-mimétiques, représentés par la phényléphrine.

En cas de passage systémique, ces principes actifs ont des effets notamment au niveau digestif, cardiaque et du système nerveux central. « Des cas graves d'effets indésirables, parfois mortels, ont été rapportés chez des enfants ayant reçu des collyres mydriatiques », indique ainsi l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). « La survenue de ces effets indésirables graves est souvent décrite dans le cadre d'une association de collyres mydriatiques ».

 

Des effets indésirables digestifs

L'Agence rappelle que lors de l'utilisation des collyres mydriatiques (visant donc à dilater la pupille), il convient chez le prématuré et le nouveau-né, d'adopter une grande prudence lors de l'administration.

Elle fait ici référence aux risques digestifs (distension abdominale, iléus, occlusion) et des risques hémodynamiques, autrement dit au niveau du flux sanguin. Chez tous les enfants, il est essentiel de ne pas dépasser les posologies maximales recommandées dans un intervalle de temps donné.

Par ailleurs, le geste médical doit être précis pour éviter tout risque d'ingestion, limiter les effets systémiques, et, chez le prématuré, de prévenir le risque de passage au travers de la peau.

A noter : la phényléphrine collyre 10% est contre-indiquée chez les moins de 12 ans. Enfin l'atropine collyre 1% est réservée aux adultes et adolescents de plus de 12 ans.

 

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), 23 mars 2017

(Destination santé ©)

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