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Actualités santé

Baclofène : des résultats à haute dose

[ Publié le 20 mars 2017 ]

Molécule prescrite contre l'alcoolodépendance, le baclofène (Liorésal®, Baclofène Zentiva®) serait selon l'étude Bacloville efficace après un an de prise à haute dose. Des résultats dévoilés le vendredi 17 mars 2017 à l'occasion des journées annuelles de la Société française d'alcoologie (SFA).

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Le 17 mars 2017 est à marquer d'une pierre blanche pour le baclofène. Deux bonnes nouvelles sont en effet tombées concernant ce myorelaxant habituellement prescrit contre la spasticité musculaire chez les patients atteints d'une sclérose en plaque. Et aujourd'hui intégré dans la prise en charge de la dépendance à l'alcool.

Premier point, le prolongement par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de la recommandation temporaire d'utilisation (RTU) pour une durée d'un an.

Et les résultats positifs de l'étude Bacloville, publiés à l'occasion des journées annuelles de la Société française d'alcoologie.

 

56,8% d'abstinence grâce au baclofène

Mené de mai 2012 à juin 2013, cet essai clinique comprenait 320 patients âgés de 18 à 65 ans. Tous entretenaient depuis les 3 mois précédant leur inclusion dans l'étude un rapport problématique avec l'alcool. Ils présentaient un profil addictif, dans le sens où leur consommation excessive et chronique se conjuguait à une incapacité à réprimer leurs pulsions vers la boisson.

Parmi tous les volontaires, deux groupes ont été formés. Le premier a pris du baclofène à forte dose, le second un placebo. Résultats, « au 12ème mois de traitement, le taux d'abstinence s'établissait à 56,8% dans le groupe sous baclofène, contre 36,5% dans le groupe contrôle ».

Des effets indésirables comme l'insomnie, une somnolence et des états dépressifs ont été rapportés dans 44% des cas chez les patients sous baclofène, contre 31% chez les volontaires sous placebo. Points importants de cette étude, tous les participants étaient par ailleurs volontaires pour enclencher une démarche de soin. 

Et aucun n'a été contraint d'arrêter de boire pendant la prise de baclofène. Preuve que cette molécule peut constituer une porte d'entrée vers la réduction de la consommation, pour aller progressivement vers un arrêt total, sans pour autant que l'abstinence soit l'objectif premier.

A noter : sont toujours attendus les rapports des travaux CNAMTS-ANSM, et Alpadir, évaluant l'efficacité du baclofène pour lutter contre le phénomène de craving (pulsion incontrôlée) et le rapport bénéfice-risque de la molécule.

Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le 16 mars 2017. AP-HP, le 20 mars 2017.

(Destination santé ©)

Mots-clefs : Addiction alcool , Médicament

1 commentaire

Philippe Arvers -

ATTENTION : ce n'est pas 56,8% d'abstinence, mais de réduction de consommation (en dessous des seuils de l'OMS) voire de l'abstinence. Nuance !!
Avec le placebo, 36,5% de réduction/abstinence.
De plus, l'inclusion avait été très large : avec ou sans alcoolodépendance.
Il n'en demeure pas moins vrai que le baclofène est un médicament qui peut avoir toute sa place dans la dépendance à l'alcool : réduction de consommation, voire abstinence.

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