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Actualités santé

Comment donner un rein de son vivant

[ Publié le 18 octobre 2016 ]

L'an passé, 16.529 Français étaient dans l'attente d'un rein et un cinquième a bénéficié d'une greffe grâce à un don. Qui peut être donneur et sous quelles conditions ? Les réponses de l'Agence de la biomédecine.

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L'être humain peut vivre avec un seul rein, c'est donc le seul organe que l'on peut donner de son vivant. En 2015, tous organes confondus, les candidats à la greffe de rein représentaient 77% des patients inscrits sur la liste nationale d'attente.

De plus en plus pratiquée, cette alternative thérapeutique reste insuffisamment connue. Pour sensibiliser les Français, l'Agence de la biomédecine lance une campagne pendant 2 semaines.

Au programme, la diffusion de spots radio et télévisés. Le nouveau site - donorganes.fr - est en ligne : plateforme idéale pour obtenir des réponses claires et pédagogiques à toutes vos questions sur le don et la greffe de reins.

Enfin, des brochures à destination des donneurs, des receveurs et de l'entourage seront diffusées dans les centres de dialyse, mais aussi auprès des associations de patients.

 

Quand donner un rein ?

Les chirurgiens urologues ont principalement recours à la greffe de rein pour traiter une insuffisance rénale chronique terminale (IRTC). Ce degré le plus grave de l'insuffisance rénale survient plusieurs années après le diagnostic. A ce stade, la dialyse ne suffit plus pour pallier l'incapacité des reins à exercer leur fonction d'élimination des déchets de l'organisme. Fragilisés, ils ne sont plus en mesure de maintenir une hydratation normale, ni de produire suffisamment d'hormones et de protéines pour assurer le bon fonctionnement de l'organisme. Les conséquences du diabète, de l'hypertension artérielle et des glomérulonéphrites (inflammation des unités du rein chargées de filtrer le sang) peuvent aussi déclencher une insuffisance rénale.

 

Qui peut donner un rein ?

Depuis 2011, "une preuve de vie commune ou de lien étroit et stable d'au moins deux ans avec le receveur" suffit à faire de vous un "donneur de rein". Les cercles familiaux et amicaux sont concernés. Dans ce cas, un bilan médical complet (test de la compatibilité entre donneur et receveur, évaluation du risque chirurgical), et le recueil du consentement devant le Président du tribunal de grande instance, constituent les étapes clés pour pouvoir être prélevé(e). Aucune limite d'âge n'est imposée, la loi de Bioéthique pose la majorité comme seul critère.

 

 

Comment donner un rein ?

Entièrement pris en charge*, le prélèvement s'effectue par la chirurgie ouverte ou par la cœlioscopie, technique moins invasive limitant "l'importance des lésions et les douleurs post-opératoires". Après l'intervention, l'hospitalisation dure entre 3 à 10 jours et 4 à 8 semaines d'arrêt de travail sont prévues. Le donneur reprend alors "une vie normale". Mais par précaution, le suivi perdure à raison d'une consultation annuelle par l'équipe de greffe. Ce rendez-vous permet de contrôler la pression artérielle, la fonction rénale et d'évaluer le taux d'albumine dans les urines. Enfin, une échographie rénale est pratiquée tous les 2 ans.

Pour le receveur, ce don du vivant évite les prélèvements effectués sur des patients décédés. Les délais d'intervention sont donc limités, l'espérance de vie augmentée. "En cas de groupe sanguin rare, cette alternative est aussi la seule solution possible d'obtenir un greffon compatible dans un délai raisonnable." Autre avantage : le patient greffé est épargné de la dialyse et de ses complications, et le greffon prélevé sur un donneur vivant fonctionne bien. Dans ces conditions, "environ ¾ des reins sont encore fonctionnels 10 ans après la greffe". Contre 2 à 3 ans pour les prélèvements effectués sur des patients décédés.

 

*les frais médicaux (bilan pré-don, hospitalisation suivi post-prélèvement) et non médicaux (transport, hébergement, indemnisations de la perte salariale, garde d'enfant...) sont concernés.

 

Source : Agence de la biomédecine, le 17 octobre 2016.

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