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Actualités santé

Vers une meilleure prise en charge des prématurés

[ Publié le 6 juillet 2016 ]

Nés entre 29 et 32 semaines de grossesse, les grands prématurés nécessitent des soins particuliers. Pourtant, selon des chercheurs de l'INSERM, la prise en charge globale reste encore insuffisante.

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En voyant le jour avant le 8e mois de grossesse, les grands prématurés naissent avec un risque élevé de troubles neurologiques et de mortalité précoce.

Analyser les données de prise en charge

Pour évaluer la qualité des soins prodigués à ces petits, des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ont étudié de près le projet européen EPICE (Effective Perinatal Intensive Care in Europe), un travail compilant l'évolution des prises en charges à travers 19 régions de 11 pays de l'Union européenne*.

Quatre pratiques à favoriser...

Selon les résultats de cette étude, publiée dans le British Medical Journal, la combinaison de "quatre pratiques efficaces pour améliorer la survie et la santé à long terme serait sous-utilisée" : le transfert des femmes enceintes dans des centres adaptés pour grands prématurés, l'administration de corticostéroïdes au foetus (essentielle à la maturation des poumons), la prévention de l'hypothermie après l'accouchement (pour limiter la déperdition de chaleur, phénomène courant chez les nourrissons de petit poids) et enfin l'administration de surfactant dans les 2 heures suivant la naissance. Tapissant les alvéoles pulmonaires, cette substance s'avère en effet essentielle à la fonction respiratoire. Toujours pour faciliter la respiration, "la ventilation nasale en pression positive pour les enfants nés avant 28 semaines de grossesse" mériterait aussi d'être pratiquée plus souvent pour renforcer le petit sur le plan respiratoire.

... et à combiner !

L'utilisation de chacune de ces pratiques prises individuellement est élevée (entre 75% et 89%). En revanche, seuls 58% des grands prématurés répertoriés dans le projet EPICE bénéficient de ces quatre techniques pourtant complémentaires. Et selon les projections, le taux de mortalité aurait été réduit de 18% si chaque enfant avait reçu l'ensemble de ces quatre pratiques. D'où l'importance d'un renforcement de la "prise en charge médicale pour une amélioration de la santé des grands prématurés".

*Allemagne, Belgique, Danemark, Estonie, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Suisse.

Source : INSERM, 4 juillet 2016

 

Mot-clef : Prématurité

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