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Actualités santé

Pour respirer plus sainement, ouvrez grand les fenêtres !

[ Publié le 15 juin 2016 ]

La pollution est aussi chez vous. Quelques précautions vous permettront d’améliorer la qualité de l’air intérieur.

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« Après une soirée enfumée, j’ai souffert d’un très gros rhume. Mes amis évitent désormais de fumer chez moi, mais je subis souvent le tabagisme de mes voisins se propageant par la ventilation » soupire Léa, une Parisienne d’une quarantaine d’années vivant dans un grand immeuble.
Si le tabac est le premier polluant présent dans les logements où il imprègne tous les tissus, même après aération, il n’est pas le seul loin de là ! Les sources de pollution de l’air intérieur comprennent à la fois le transfert de polluants émanant de sources extérieures (transports, industries, travaux…) et les émissions intérieures liées aux matériaux de construction et d’ameublement et aux activités des habitants (tabagisme, produits chimiques utilisés pour le ménage et le bricolage, modes de cuisson des aliments, parfums d’ambiance…).

 

« Certains polluants provoquent des effets désagréables comme des irritations se manifestant par le nez qui coule, les yeux qui larmoient et une gorge irritée, présente Corinne Mandin, responsable de l’OQAI (Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur), un programme de recherche créé en 2001. Une humidité excessive dans des locaux mal aérés ou suite à une inondation, par exemple, peut entraîner des moisissures présentant un risque allergène et toxique. Certains peuvent être à l’origine de très graves maladies, voire de décès. Même à faible concentration. Comme le benzène qui peut entraîner des leucémies ou le monoxyde de carbone résultant du fonctionnement défectueux d’appareils de chauffage qui provoque le décès d’une centaine de personnes par an en France ». Que ce soit dans nos maisons, au travail ou à l’école, comme nous passons 90% de notre temps enfermés, nous sommes souvent exposés à ces polluants. Bébés, personnes âgées et/ou malades sont les plus sensibles mais aussi les plus exposés.

 

Ouvrez la nuit

 

Selon l’étude de juin 2014 de l’OQAI, cette pollution intérieure entraînerait chaque année plus de 28000 nouveaux cas de maladies, environ 20000 décès et un coût de 19 milliards d’euros pour la collectivité (jours de travail perdus…).
Que faire pour la réduire ? « Evidemment, il est conseillé de limiter toutes ces sources et si possible de les éliminer, reprend Mme Mandin. » Quelques mesures de bon sens devraient vous permettre d’avoir une maison plus saine.
D’une façon générale, pensez à l’aérer fréquemment et vérifiez le bon fonctionnement de la ventilation mécanique et de la hotte. Ne bouchez pas les entrées d’air. Si vous habitez au bord d’une route ou dans un quartier urbain pollué, ouvrez les fenêtres de préférence la nuit. Faites vérifier vos appareils de chauffage pour ne pas risquer d’émanation de monoxyde de carbone. Arrêtez de fumer et limitez les autres sources de combustion dont les émissions sont toxiques : chauffages d’appoint à pétrole, bougies, encens…Enfin, remédiez aux sources d’humidité pour éviter les moisissures et les acariens et faites effectuer les réparations après un dégât des eaux. Certains détergents ménagers émettant des composés organiques volatils remplacez-les par des produits plus naturels comme le vinaigre blanc.

 

Nadine Allain

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