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Actualités santé

Pollution de l'air : 48.000 morts par an en France

[ Publié le 22 juin 2016 ]

Les derniers travaux de l'agence nationale Santé publique France sur l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique sont sans appel. Dans l'Hexagone, elle entraîne jusqu'à plus de 2 ans d'espérance de vie en moins dans les villes les plus exposées.

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Si les grandes villes sont les plus impactées, la pollution atmosphérique touche également les petites villes et les régions rurales. Les résultats de l'étude menée par Santé publique France viennent confirmer l'aggravation de la situation révélée depuis l'étude de la CAFE (Central Air for Europe) en 2000.

 

15 mois d'espérance de vie en moins dans les grandes villes 

 

Cette nouvelle étude confirme l'importance de poursuivre les efforts en termes d'amélioration de la qualité de l'air. En 2000, la CAFE annonçait plus de 40.000 décès annuels liés à la pollution en France. Cette année, d'après Santé Publique France, les estimations s'élèvent à 48.000.

"Dans les zones urbaines de plus de 100.000 habitants les résultats montrent, en moyenne, une perte de 15 mois d'espérance de vie à 30 ans, du fait des particules fines PM2,5". Dans les villages et villes de 2.000 à 100.000 habitants, "la perte [...] est de 10 mois en moyenne". Mais le milieu rural n'est pas en reste. "Ce sont en moyenne 9 mois d'espérance vie qui [y] sont estimés perdus."

En outre, une autre étude menée dans 17 villes en France, de 2007 à 2010, a permis de calculer l'impact des pics de pollution sur la santé. Résultat, c'est en réalité "l'exposition (chronique) à la pollution, quotidienne et dans la durée, [qui] est la plus délétère", soulignent les auteurs, "les pics de pollution ayant un effet marginal."

 

Des efforts nécessaires 

 

Ce terrible constat n'est pas inéluctable. Les travaux de Santé Publique France insistent sur "les bénéfices sanitaires potentiels importants associés à une amélioration de la qualité de l'air". Dans un scénario où "l'ensemble des communes réussiraient à atteindre les niveaux de PM2,5 observés dans les 5% des municipalités les moins polluées, 34.000 décès pourraient être évités chaque année". Pour y parvenir, de nombreux efforts doivent être entrepris par les politiques publiques en matière de "modification de la composition des carburants, de mise en place de péage urbain, de pratique du vélo, de réduction d'émissions industrielles..."

 

Source : Santé publique France, 21 juin 2016

 

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