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Actualités santé

Les dons d'organes progressent en France

[ Publié le 23 juin 2016 ]

Bien que le nombre de dons d'organes et de tissus reste insuffisant, la France se situe parmi les bons élèves en Europe. Le point sur la situation.

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La notion du don d'organes et de tissus doit encore faire du chemin pour être assimilée. Pour autant, la France se situe parmi les bons élèves d'Europe, tant dans la qualité que dans la quantité des prélèvements et greffes effectués.

 

15 greffes par jour

 

En 10 ans, le nombre de patients en besoin d'une greffe a doublé en France. Aujourd'hui, 21.464 patients restent en attente contre 12.512 en 2006. Pour répondre à cette demande, la France se classe parmi les pays les plus efficaces en termes de prélèvements avec 25,6 prélèvements par million d'habitants en 2014.

Au total, 32.528 Français ont été donneurs de tissus en 2015. La même année, 5.746 prélèvements d'organes ont été effectués en France, soit 15 organes greffés par jour. Rien qu'entre 2014 et 2015, une hausse de 11% a été enregistrée concernant les greffes cardiaques (passant de 423 à 471), de 8% pour les reins (de 3.232 à 3.486) et de 6% pour le foie (de 1.280 à 1.355). Aujourd'hui, 57.171 Français vivent avec un greffon fonctionnel.

 

Une amélioration de la qualité de la greffe

 

Avant le début des débats sur la loi de modernisation de notre système de santé en 2015, plus de 93.000 Français étaient inscrits au Registre National des Refus (RNR) contre 135.000 aujourd'hui. Et depuis l'application de cette loi du 26 janvier 2016, les inscriptions au RNR sont passées de 12 à 80 demandes par jour en moyenne.

Mais alors comment expliquer l'augmentation du nombre de greffes ? Grâce à l'amélioration de la qualité de la greffe, les indications thérapeutiques ont été élargies : davantage d'actes sont donc réalisables. Les prélèvements sont désormais possibles "en cas de décès survenus après arrêt circulatoire, [lorsqu'une] décision de limitation ou d'arrêt programmé des thérapeutiques est prise en raison du pronostic des pathologies ayant amené la prise en charge en réanimation."

 

Sources : interview du Dr Michel Videcoq, médecin chef de la coordination hospitalière des prélèvements d'organes et de tissus, le 6 juin 2016. Agence de la Biomédecine, juin 2016.

 

Mots-clefs : Don organe , Greffe

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