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Actualités santé

L'épuisement au travail touche aussi les jeunes médecins

[ Publié le 28 juin 2016 ]

Les médecins en formation sont amenés à ne plus compter leurs heures. Entre les cours et les gardes, l'exercice de la médecine peut provoquer "une certaine souffrance" chez les jeunes, selon le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM).

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Un métier à responsabilité, une compétence nécessaire jours et nuits, une forte pression liée à la pratique d'un nouvel exercice... Les motifs de fatigue physique et morale sont divers chez les jeunes médecins.

Pour dresser un bilan de leur état de santé, le CNOM a interrogé 7.858 étudiants. Résultat : 30,8% des jeunes en fin du cursus universitaire (second cycle) "évaluent leur état de santé comme moyen ou mauvais". Rendu à ce même niveau de formation, 16% des volontaires déclarent avoir déjà eu des idées suicidaires. Et dans ce même groupe, près d'un tiers a déjà consommé des anxiolytiques.

 

Peu de consultations

Un constat inquiétant alors que les étudiants et jeunes médecins sont, paradoxalement, "peu suivis par la médecine du travail", constate le CNOM. Ainsi "seuls 36% [d'entre eux] ont rencontré la médecine du travail ou la médecine universitaire au cours des deux dernières années". Et les consultations auprès des médecins généralistes sont rares.

Autre point révélé par l'enquête, la surcharge de travail. Une directive européenne fixe à 48 heures le nombre réglementaire d'heures travaillées par un interne en une semaine. Mais en moyenne, près de 40% exercent entre 48 h et 60 h, 16,04% entre 60 et 70 heures... et 8,65% atteignent les 70 heures hebdomadaires. Alors même que "la qualité de l'état de santé diminue quand le temps de travail augmente".

 

L'entraide au programme

Pour se sentir davantage accompagnés pendant leur cursus, 92% des jeunes médecins ont déclaré un besoin d'entraide auprès du CNOM. "Attente qui incite à une réflexion sans délai sur l'instauration d'un réel compagnonnage dans l'apprentissage du métier", atteste le CNOM. Pour rappel, en janvier 2016, le CNOM a publié un livre blanc contenant des propositions pour lutter contre cette problématique. Pour ne pas laisser les jeunes dans l'errance, il suggérait de "régionaliser la formation initiale en transformant les modalités de concours". Mais aussi de "renforcer la professionnalisation du second cycle".

 

Source : Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM).

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