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Actualités santé

Hépatite C : un meilleur dépistage chez les usagers de drogues accompagnés

[ Publié le 23 juin 2016 ]

Les équipes de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) ont mis en place des sessions d'information pour promouvoir le dépistage de l'hépatite C auprès des usagers de drogues injectables. Les résultats sont plutôt convaincants.

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Les usagers de drogues injectables sont particulièrement touchés par l'hépatite C. La prévalence s'élève chez eux à 64%. Souvent marginalisé, leur dépistage représente un défi important.

Avec la collaboration des associations AIDES, Médecins du Monde ainsi que l'INSERM U912, les équipes de l'ANRS ont mis en place des sessions d'accompagnement et d'éducation aux risques liés à l'injection. Ces dernières sessions, baptisées AERLI (Accompagnement et Education aux Risques Liés à l'Injection), avaient pour objectif de réduire les risques de transmission du virus de l'hépatite C (VHC) en évaluant les pratiques des toxicomanes, mais également de les informer sur l'intérêt de l'accès au dépistage et aux traitements.

Ces sessions ont reposé sur une intervention pédagogique individualisée. Les usagers de drogues injectables concernés par cette étude ont tous été recrutés dans des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD). Ils ont été répartis en deux groupes : le premier, témoin, réunissait 114 participants, et le second, avec sessions éducatives, 88. Tous ont été interrogés sur leurs pratiques à risque et l'accès au dépistage VHC, au moment de leur inclusion, puis 6 et 12 mois plus tard.

 

Toucher les populations marginalisées

 

Résultat : le pourcentage de personnes dépistées dans le groupe intervention est passé de 44% à 85% entre l'inclusion et le 12e mois. Dans le groupe témoin, l'augmentation était plus faible,  passant de 51% à 78%.

Ainsi, "l'augmentation est significativement plus élevée chez les usagers ayant reçu au moins une session", soulignent les auteurs. Ces données "démontrent qu'il est possible d'agir efficacement dans une population marginalisée et à risque d'infection aux moyens d'une approche communautaire", souligne l'ANRS. "L'objectif de l'ANRS est maintenant d'étudier l'efficacité d'une telle intervention éducative dans une population encore plus marginalisée, les usagers de drogue ne se rendant pas dans les centres d'accueil, en allant directement à leur rencontre dans leurs lieux de vie."

 

Source : ANRS, 22 juin 2016

 

Mots-clefs : Addiction drogue , Hépatite C

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