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Actualités santé

Don d'organes : une loi à connaître !

[ Publié le 22 juin 2016 ]

Cette année, la loi Caillavet sur le prélèvement d'organes et de tissus a fêté ses 40 ans. Cette loi repose sur la gratuité du don, son anonymat... et le consentement présumé. L'occasion de faire le point sur ces notions.

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La notion de consentement présumé  a été instaurée par la loi Caillavet du 22 décembre 1976. Pour bien comprendre, sachez qu'il existe en France deux manières de refuser le don de ses organes.

  • On peut également faire part de sa décision à ses proches.

En effet, si le défunt ne s'est pas inscrit au RNR, il est automatiquement considéré comme donneur potentiel. Dans le respect des familles, les proches sont ensuite consultés sur les positions et la personnalité du défunt. "Si aucune opposition au prélèvement n'est avérée par les proches, personne ne peut, à titre individuel, s'exprimer à la place du défunt et donc se prononcer contre le prélèvement", explique le Pr Michel Videcoq, médecin chef de la coordination hospitalière des prélèvements d'organes et de tissus au CHU de Nantes.

 

Une loi et des évolutions

 

Cette année, la Haute autorité de Santé (HAS) a ajouté une ligne dans les directives anticipées pour exprimer sa position sur le prélèvement d'organes. Reste qu'aujourd'hui seuls 2,5% des Français ont rempli le formulaire des directives anticipées dédié à écrire ses souhaits en fin de vie. En plus de cette évolution pour sensibiliser les Français à ces questions, d'autres changements pourraient favoriser une meilleure adhésion au don d'organes et de tissus :

  • Légiférer sur la notion de proches : en France, contrairement à la Belgique, "aucun texte ne précise ce que signifie un 'proche'", atteste le Pr Videcoq. Définir cette notion pourrait ainsi faciliter les échanges au moment du décès ;
  • Reconnaître le prélèvement d'organes comme un acte médical à part entière : un seul et même prélèvement peut sauver la vie de plusieurs personnes et l'acte chirurgical est effectué avec le même soin que pour une personne en vie. Cependant "intervenir sur un corps décédé relève du tabou, ces interventions restant dissociées des soins classiques", selon le Dr Videcoq ;
  • Sensibiliser le corps médical : dans le cursus universitaire, les enseignements délivrés autour de la démarche du don sont insuffisants. A titre s'exemple, les médecins généralistes se trouvent encore peu informés sur ce sujet. "Ces derniers sont pourtant consultés en cas de prélèvement pour connaître les antécédents médicaux du patient décédé", atteste le Dr Videcoq.

Vous avez des interrogations sur l'application de la loi Caillavet ? Rendez-vous sur la plateforme interactive mise en ligne par l'Agence nationale de la Biomédecine à l'occasion de cette Journée nationale. Les réseaux sociaux sont aussi au rendez-vous :  vous pouvez vous rendre sur la page Facebook "Don d'organes, j'en parle" et sur le compte twitter @ag_biomedecine.

 

Sources : interview du Dr Michel Videcoq, médecin chef de la coordination hospitalière des prélèvements d'organes et de tissus, le 6 juin 2016. Agence nationale de la Biomédecine, juin 2016.

Mot-clef : Don organe

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