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Santé des femmes : ce qui va changer en 2016

[ Publié le 8 mars 2016 ]

Plusieurs mesures prises dans le cadre de la Loi de modernisation de notre système de santé ont pour but d'améliorer la santé des femmes. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le ministère en charge de la Santé fait le point sur les objectifs pour 2016.

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Développer l'offre d'interruption volontaire de grossesse (IVG) de proximité, accroître l'accès à la contraception, lutter contre les troubles du comportement alimentaire en imposant une mention "photo retouchée" sur la publicité... Autant de mesures prises cette année pour améliorer l'état de santé général des femmes.

Des facteurs de risque bien connus

Pour rester en bonne santé, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle régulièrement l'importance de plusieurs facteurs. Parmi eux, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, zéro tabac et une consommation d'alcool modérée.

Lutter contre l'alcoolisme et les troubles alimentaires

En matière de consommation excessive d'alcool, les jeunes femmes sont de plus en plus concernées. Afin de réduire le phénomène de binge drinking,"la vente ou l'offre gratuite de tout objet vantant l'ivresse sera interdite". Pour lutter contre les troubles du comportement alimentaire, la loi imposera désormais la mention "photo retouchée" sur les publicités lorsque la silhouette humaine a été amincie ou épaissie. "Ces images peuvent conduire des personnes à croire à des réalités qui, très souvent, n'existent pas et entretiennent la spirale de la maigreur extrême", indique le ministère.

Déculpabiliser l'IVG et protéger les futures mamans

Afin de garantir les droits sexuels et reproductifs des femmes, la loi favorise l'accès à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en remboursant intégralement l'acte. Mais également en développant l'offre de proximité et en simplifiant le parcours pour y accéder. Pour les femmes enceintes et les enfants à naître, le ministère lance cette année une nouvelle enquête nationale périnatale, entre mars 2016 et mars 2017. Objectif : disposer de données fiables sur la grossesse et l'accouchement dans les maternités en France afin de mieux orienter les politiques de santé publique et les pratiques médicales.

Plus de droits pour les malades chroniques

La loi de modernisation de notre système de santé a également pour but d'améliorer la condition des patientes atteintes de maladies chroniques telles que le cancer et l'endométriose. "Pour les femmes à risque aggravé de cancer du sein, les examens de dépistage seront pris en charge à 100% par l'Assurance-maladie dès le printemps 2016", précise le ministère. En outre, un programme de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus sera expérimenté dans certains départements cette année, puis généralisé en 2017. Le droit à l'oubli devrait également être déployé pour les anciennes malades du cancer du sein notamment.

L'endométriose dans le viseur

Encore trop souvent diagnostiquée très tardivement, l'endométriose bénéficie enfin d'un programme de recherche. Des expérimentations pour élaborer un nouveau modèle de prise en charge de la maladie ont déjà été initiées. Des programmes de recherche clinique pour déterminer une méthode diagnostique non invasive seront également menés. Et différentes méthodes de prise en charge médicamenteuses et chirurgicales seront étudiées. À ce sujet, des recommandations devraient être publiées mi-2017 par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Accès aux soins

L'accès aux soins est une préoccupation centrale pour de nombreux patients. Les femmes en particulier. La généralisation du tiers payant a pour but d'éviter le renoncement aux soins. Il sera généralisé le 30 novembre 2017 pour tous les Français pour la partie remboursée par l'Assurance-maladie. En outre, le statut d'ayant droit majeur disparaîtra définitivement en 2020. Ce dernier concerne essentiellement des femmes, dépendant de fait de leur mari pour l'accès aux droits de santé. Concrètement, une femme au foyer divorcée n'aura plus à se préoccuper de changer de régime social si son conjoint était agriculteur ou commerçant. Elle sera assurée de façon autonome.

Lutte contre les violences

Enfin, la lutte contre les violences faites aux femmes reste une inquiétude majeure. Pour lutter contre celles-ci, un enseignement spécifique destiné à former au diagnostic et à la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles a récemment été intégré à la formation initiale des études de médecine. Un document national de référence sera élaboré pour mettre en place des actions de réduction des risques encourus par les personnes prostituées. Parmi ces risques, notons les infections sexuellement transmissibles (IST) mais aussi les dommages sociaux et psychologiques.

Source : ministère en charge de la Santé, 8 mars 2016


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