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Actualités santé

Alcool et grossesse : des effets irréversibles !

[ Publié le 30 mars 2016 ]

Chaque année en France, 8.000 nouveau-nés voient le jour avec un syndrome d'alcoolisation fœtale (SAF), entraînant des retards de développement cérébraux, des troubles cognitifs et comportementaux. L'Académie nationale de médecine estime que la prévention reste insuffisante.

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Au total, "500.000 patients souffrent à des degrés divers de séquelles de l'alcoolisation fœtale", souligne l'Académie nationale de médecine. Et la France accuse toujours "un retard important dans l'information, la prévention et la prise en charge de ces troubles, notamment par rapport aux pays anglo-saxons". Ainsi, seuls 20% des Français connaissent les risques d'une consommation maternelle d'alcool sur le fœtus.

La prévention comme rempart

Le syndrome d'alcoolisation fœtale s'avère incurable. La prévention est donc l'unique levier sur lequel les professionnels de santé peuvent agir. "Au même titre que le diabète gestationnel et l'hypertension gravidique, l'alcoolisation fœtale doit être considérée comme une maladie chronique." Des outils déjà disponibles "pour détecter objectivement une alcoolisation maternelle et fœtale" sont à déployer :

  • Pendant les consultations prénatales, des auto-questionnaires donnent l'occasion à la future maman de s'exprimer sur sa consommation, addictive ou non. "Sans culpabiliser les femmes, ils aident à surmonter l'écueil du déni" ; 
  • Pendant le suivi de la grossesse, les progrès des IRM (imageries par résonance magnétique) chez le fœtus in utero et le nouveau-né contribuent à la localisation très fine des zones cérébrales impactées par l'alcool. Du côté des examens biologiques, la détection de biomarqueurs sanguins spécifiques aide à repérer une consommation chronique d'alcool. Et non plus la seule augmentation du taux d'alcool dans le sang à un moment donné. 

La toxicité de l'exposition prénatale bien connue

Par son pouvoir tératogène, l'alcool favorise le développement anormal de l'embryon, particulièrement au niveau cérébral. La consommation de cette substance induit des retards et/ou défauts de développement. Toutes les boissons sont concernées : la bière, le whisky comme le vin et les digestifs. Et ce comportement est à risque même pendant les premiers mois. En effet, le système nerveux et les vaisseaux sanguins se mettent en place dès la 5e semaine. Et même si son développement n'est pas terminé, le cœur de l'embryon commence à battre dès la 6e semaine suivant la nidation de l'embryon.

Source : Académie nationale de médecine, le 24 mars 2016.

Mots-clefs : Addiction alcool , Grossesse

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