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Actualités santé

Virus Zika : recommandations gouvernementales et bons gestes

[ Publié le 1 février 2016 ]

3 à 4 millions de personnes dans le monde devraient être infectées par le virus Zika qui se propage rapidement sur le continent américain. Le gouvernement français recommande de prendre des précautions dans les DOM-TOM de cette zone.

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L’épidémie sévit en Amérique

Le virus Zika se propage de « manière explosive », selon les termes employés par la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La souche actuelle, apparue au Brésil en mai 2015, provoque une épidémie qualifiée de « sans précédent » par l’Institut Pasteur. Ce pays a vu s’accroître de façon considérable les cas de nouveau-nés atteints de microcéphalie (périmètre crânien inférieur à la normale) qui serait liée à la présence du virus Zika chez la mère pendant la grossesse. 21 des 55 pays d’Amérique sont touchés par ce virus qui va continuer sa progression dans les prochaines semaines jusqu’à toucher 3 à 4 millions de personnes, estime l’OMS. Dans les DOM-TOM français, l’épidémie sévit en Martinique et en Guyane, un cas a été constaté en Guadeloupe et un autre à Saint-Martin.
En Europe, le virus a été signalé dans sept pays, dont la France où cinq personnes l’ont contracté dans une zone touchée, sans qu’aucune ne soit atteinte par une forme grave.

 

Recommandations et prévention

Cette maladie mal connue est transmise par la piqûre du moustique Aedes Aegypti et du moustique tigre (en cause aussi dans la dengue et le chikungunya), mais ne passe pas d’un humain à l’autre. En l’absence de vaccin et de traitement autre que celui de la douleur, la ministre de la Santé Marisol Touraine a vivement recommandé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter à une date ultérieure un voyage dans les Antilles, en Guyane ou ailleurs dans les régions concernées en Amérique.

Les populations des zones infectées doivent limiter le risque d’être piquées par un moustique en portant des vêtements qui couvrent bras et jambes jusqu’aux chevilles, en imprégnant habits et moustiquaires de produits répulsifs jour et nuit. De même, il faut éviter de se promener dans les zones marécageuses et réduire les sorties le matin et le soir, moments où les moustiques sont les plus actifs. Enfin, il importe de ne pas laisser à l’intérieur ou à l’extérieur des récipients contenant une eau stagnante qui les attire. En métropole, le risque d’infection est nul en dehors de la période d’activité du moustique tigre qui va de mai à novembre.

Dans 70 à 80 % des cas, l’infection ne se traduit par aucun symptôme. Lorsque des signes apparaissent après une durée d’incubation de 3 à 12 jours, ils rappellent un état grippal (fièvre, maux de tête et courbatures) auquel s’ajoutent des éruptions cutanées, parfois une conjonctivite, une douleur derrière les yeux, un gonflement des pieds ou des mains. Les complications, plus fréquentes que pour la dengue et le chikungunya, sont d’ordre neurologique avec quelquefois un syndrome de Guillain-Barré (faiblesse des membres allant jusqu’à la paralysie). Mais aucun décès n’a été déclaré. En revanche, les bébés nés de mère atteinte par le virus peuvent présenter des malformations comme la microcéphalie qui entraîne parfois la mort ou, si l’enfant survit, un retard mental irréversible.  

Corinne Renou-Nativel  

Mots-clefs : Fièvre , Grippe , Grossesse

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