Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Rétine artificielle : une première mondiale au CHU de Nantes

Actualités santé

Rétine artificielle : une première mondiale au CHU de Nantes

[ Publié le 25 février 2016 ]

Un dispositif novateur de greffe rétinienne vient d'être implanté chez un patient au CHU de Nantes. Aveugle avant l'intervention, il est aujourd'hui capable de percevoir les formes et les mouvements. Une première mondiale.

dispositif-retinien-pixium-vision

Fabriqué par la société Pixium Vision, le dispositif IRIS II a été implanté au CHU de Nantes chez un patient de 58 ans atteint de rétinite pigmentaire. "Après des années dans le noir, [ce dernier] a déclaré percevoir des premiers signaux lumineux. Il va entamer une rééducation pour apprendre à interpréter ces perceptions", explique le Pr Michel Weber, chef du service d'ophtalmologie au CHU de Nantes.

40.000 patients en France souffrent de rétinite pigmentaire

Cette maladie génétique et dégénérative se caractérise par la disparition progressive des photorécepteurs (cellules nerveuses sensibles à la lumière). Cette pathologie se traduit aussi par l'altération de l'épithélium pigmentaire (couche externe pigmentée de la rétine permettant la distinction des couleurs entre elles, l'adaptation à la lumière et la perception des mouvements). Diagnostiquée chez environ 40.000 patients en France, la rétinite pigmentaire réduit les capacités de vision nocturne, entraîne un rétrécissement progressif du champ de vision et mène parfois à la cécité.

IRIS II, comment ça marche ?

Doté de 150 électrodes, le dispositif IRIS II est capable de mimer en partie la capacité visuelle de la rétine biologique. Une caméra intégrée dans les lunettes portée par le patient enregistre les images, ensuite traitées par un petit ordinateur de la taille d'un smartphone. Porté par le patient, ce dernier transfert les images aux électrodes greffées au fond de la rétine du patient. Elles forment une puce électronique qui remplace les photorécepteurs et agit sur les cellules de transmission visuelles. En contact avec le nerf optique, elles vont donc transmettre les informations au cortex visuel qui va pouvoir les analyser. Résultat, les images sont en partie perçues par le patient.

Et ce n'est qu'un début

A l'avenir, ces rétines artificielles seront dotées de 260 électrodes puis de plusieurs milliers pour encore plus de précision. Autre technique envisagée, l'usage de diamant dans les électrodes pour améliorer la stimulation des cellules endommagées. Et le dispositif IRIS II pourrait aussi être utilisé dans les années à venir dans la prise en charge de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

Source : CHU de Nantes, Pixium Vision, le 24 février 2016

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER