Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Comment donner son corps à la science ?

Actualités santé

Comment donner son corps à la science ?

[ Publié le 12 février 2016 ]

Vous souhaitez léguer votre corps à la science ? Cette décision a un coût et doit être prise en connaissance de cause. Voici ce que vous devez savoir avant d'initier les démarches.

donner-corps-medecine

Depuis 1887, la loi française autorise tout adulte à faire don de son corps à la science après son décès. C'est le principe de la liberté des funérailles. Sachez toutefois que cette démarche n'est pas gratuite !

Entre 200 et 900 euros de frais de prise en charge

Ainsi, la plupart des structures acceptant ce type de don - Centre Hospitalier Universitaire, centre de formation ou centre de recherche à la faculté de médecine - n'ont pas les moyens de prendre en charge le fonctionnement du service, le transport du corps et sa crémation ou son inhumation. Les frais s'échelonnent de 200 euros à 900 euros en moyenne, payables d'avance par le donateur, par son contrat obsèques ou encore par ses proches.

Une procédure précise

Une fois votre décision mûrie, vous devrez prendre contact par écrit avec le centre de don le plus proche de chez vous. Un modèle de lettre manuscrite et la liste des 28 centres en France métropolitaine et d'Outre-mer sont en ligne sur le site de l'Association Française d'Information Funéraire.

Un rendez-vous avec le personnel vous permettra de poser vos questions. Ensuite, vous bénéficierez d'un délai de réflexion. Après celui-ci, vous recevrez une carte de donneur attestant de votre volonté de léguer votre corps à la science. Carte que vous devrez porter en permanence sur vous. Si vous changez d'avis, vous pourrez revenir sur votre décision, à n'importe quel moment, en retournant votre carte de donneur au centre ou en la détruisant.

Le déroulement des événements après le décès

Comment se passe le don en lui-même, une fois le décès survenu ? Vos proches doivent prévenir le plus rapidement possible le centre de don qui fera transporter votre corps avant toute mise en bière (48 heures maximum). Au laboratoire, il sera traité pour être conservé soit par congélation, soit par injection de produits chimiques. Il pourra ensuite être disséqué, servir pour la répétition d'interventions chirurgicales ou encore de sujets d'expérimentations pour des recherches fondamentales ou cliniques. Quel que soit son devenir, les professionnels de santé veillent toujours à son strict respect.

Cette utilisation à des fins anatomiques peut intervenir rapidement ou pas. Par conséquent, la crémation ou l'inhumation du corps peuvent avoir lieu plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années après le décès. Aujourd'hui, les cendres sont fréquemment dispersées dans un espace commun, dédié dans les cimetières, de type "jardin du souvenir", et identifié par une stèle aux donneurs où les familles peuvent venir se recueillir.

Le refus de don, ça arrive

Pour diverses raisons, les centres agréés peuvent rejeter le don d'un corps :

  • Le dépassement du délai de 48 heures maximum après le décès ; 
  • L'absence de carte de donneur ; 
  • Le refus du maire d'accorder le transport avant la mise en bière ; 
  • Le décès à l'étranger ; 
  • Une pathologie contagieuse ; 
  • Une intervention chirurgicale récente ; 
  • Un décès lié à un accident de la circulation, un suicide ou toute autre raison susceptible de poser un problème médico-légal ; Ou enfin une pénurie de personnel dans le centre de don.

Source : Réseau CHU, 2 février 2016.

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés