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Actualités santé

Un masque à oxygène contre les séquelles de l'AVC

[ Publié le 22 janvier 2016 ]

Et si un masque à oxygène protégeait les victimes d'un AVC aigu des séquelles neurologiques ? Selon des chercheurs de l'INSERM, il suffirait de l'appliquer aux patients le temps que les équipes médicales interviennent. Une découverte publiée dans la revue Brain.

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L'accident vasculaire cérébral (AVC), c'est l'obstruction ou à la rupture d'un vaisseau qui transporte le sang, et donc l'oxygène, au cerveau. Il demeure une cause majeure de handicap (hémiplégie et/ou aphasie).

Dans la forme ischémique de l'AVC, les traitements actuels réussissent souvent à sauver les tissus cérébraux encore viables. En revanche, ils ne peuvent sauver ceux déjà endommagés. Or un tissu en manque d'oxygène mais encore viable se nécrose rapidement si la circulation sanguine n'est pas rétablie en urgence.

L'un des principaux enjeux poursuivi par les chercheurs est donc, de protéger le tissu encore viable jusqu'à ce qu'il soit à nouveau irrigué et donc ré-oxygéné. Dans ce travail, l'équipe INSERM (Unité 894 "Centre de psychiatrie et neurosciences", Paris Descartes) - a testé sur modèle murin l'hypothèse selon laquelle "l'oxygénothérapie normobare" (100% d'oxygène délivrés par un simple masque facial) empêche le développement des lésions cérébrales.

Un traitement facile à appliquer

Les chercheurs ont montré que ce traitement très simple prévient quasi-complètement la perte neuronale et l'inflammation tissulaire chez les souris, et de façon complète les déficits sensori-moteurs, suite à l'ischémie cérébrale. Une découverte d'importance dans la mesure où ce modèle animal d'AVC est considéré comme une bonne représentation de la situation clinique chez l'homme.

"Ce traitement serait très facile à mettre en oeuvre chez des patients ayant un AVC, ce dès le transport en ambulance", conclut Jean Claude Baron, principal auteur de ce travail. "Il serait également envisageable de le mettre en oeuvre à domicile, avant l'arrivée des secours, chez les patients à haut risque d'AVC, grâce à une formation minimale du patient et de son conjoint."

Source : INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale).

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