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Actualités santé

BPCO : trop de malades s'ignorent

[ Publié le 15 janvier 2016 ]

Des chercheurs de l'INSERM l'affirment : de nombreux adultes atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ignorent leur maladie. Ce sous-diagnostic représente une perte de chance pour ces patients.

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L'équipe INSERM (unité 1167 Institut Pasteur de Lille/Université Lille 2) s'est penchée sur la prévalence de la BPCO. Les chercheurs ont ainsi mené une étude auprès de 3.276 adultes âgés de 40 à 64 ans, vivant à Lille et à Dunkerque. Chacun devait remplir un questionnaire de santé indiquant, notamment, s'il souffrait d'une maladie respiratoire. Ensuite, un test permettant de découvrir des problèmes de souffle (spirométrie) avait été réalisé.

Premier résultat, 10,8% à 16% des adultes testés à Lille présentaient une obstruction bronchique de type asthme ou BPCO et 9,5% à 13,7% de ceux testés à Dunkerque. Problème : 72% à 76,4% d'entre eux ignoraient leur état. Un sous diagnostic qui concerne surtout la BPCO dans la mesure où "les adultes ignorent rarement leur statut d'asthmatique", insistent les auteurs.

Un signal pour les professionnels de santé

Pour ces derniers, ces observations apparaissent comme un signal adressé aux professionnels de santé pour améliorer le dépistage. "Le diagnostic de la BPCO entraîne la mise en place de mesures permettant de ralentir la dégradation de la fonction respiratoire comme l'arrêt du tabac ou la pratique régulière d'une activité sportive."

Des sympômes qui apparaissent progressivement

Rappelons que la broncho-pneumopathie chronique obstructive se caractérise par une inflammation chronique des bronches et une obstruction progressive et irréversible des voies respiratoires distales. Elle entraîne une toux fréquente avec des expectorations quotidiennes ainsi que des difficultés à respirer durant un exercice ou des activités quotidiennes. "Les symptômes apparaissent lentement, en général après 40 ans, de sorte que les personnes touchées s'habituent à cette diminution progressive des capacités respiratoires et ne sont pas conscientes d'être malades", clarifie Luc Dauchet, coauteur de ces travaux.

Source : INSERM.

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