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MICI : vivre le plus normalement possible

[ Publié le 14 décembre 2015 ]

Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), incluant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, touchent près de 200.000 personnes en France. Le point avec le Pr Xavier Hébuterne, chef du service de gastro-entérologie au CHU de Nice.

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"Les MICI entraînent une inflammation du tube digestif. Elles sont ainsi à l'origine de douleurs abdominales, de diarrhées, souvent d'une obligation d'aller très rapidement aux toilettes ce que nous appelons l'impériosité", indique le Pr Hébuterne. Mais ce n'est pas tout. "Ces maladies provoquent souvent une forte fatigue."

Auriane, 29 ans, souffre de rectocolite hémorragique. "C'est assez violent et fulgurant. Au début, cela se traduisait surtout par des douleurs abdominales, j'étais tellement anémiée que j'ai dû être hospitalisée en urgence. Je n'avais même plus l'énergie d'aller faire mes courses toute seule." Bertille, 27 ans, souffre de la même maladie. "C'est une gastro puissance 10 et la fatigue physique se ressent énormément. Sans oublier des douleurs insoutenables, des allers-retours incessants aux toilettes, une modification du transit et des pertes de poids."

Entre 20 et 35 ans

Tous ces symptômes risquent de devenir plus intenses en l'absence de prise en charge. C'est pourquoi il ne faut pas hésiter à parler autour de soi de sa maladie. D'autant plus que si les MICI ne se voient pas, elles retentissent au quotidien sur la vie sociale et professionnelle des malades. "Les MICI se déclarent en général entre 20 et 35 ans, ce qui peut handicaper la vie sociale, au niveau des études, du travail, de la vie de couple", témoigne le Pr Hébuterne. "Le fardeau de la maladie est largement sous-estimé par la société, car elle va durer toute la vie. C'est pour cela que nous évaluons en permanence la qualité de vie des patients pour essayer de les aider à améliorer leur quotidien."

Objectif : vivre le plus normalement possible

"La majorité des patients estiment que la nourriture a un impact sur leur maladie. Or les données scientifiques montrent très clairement qu'aucun aliment n'est à l'origine d'une poussée", explique le Pr Hébuterne. "Nous conseillons seulement de limiter les résidus présents dans les fruits et légumes en période de forte poussée, pour reposer l'intestin. Mais c'est un régime extrêmement court." A cette période de l'année de nombreux patients craignent la survenue de poussées de leur maladie, à cause d'une alimentation plus riche. Ils ont également peur que les nombreuses sollicitations, les repas en famille intensifient la fatigue. "Quand les patients sont en phase de rémission, les conseils sont de vivre et de manger le plus équilibré possible, sans s'interdire d'aliments, de bouger et de voir du monde !"

Pour en savoir plus :

  • Une campagne d'information portant sur la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique vise à partager des témoignages positifs sur la maladie. Consultez le site ilssontaupremierplan.fr
  • Une association auprès des malades et des proches. Pour en savoir davantage, consultez le site internet de l'Association François Aupetit à afa.asso.fr Il existe une ligne téléphonique d'information et d'écoute, au 0811 091 623 (prix d'un appel local).

Source : Interview du Pr Xavier Hébuterne, chef du service de gastro-entérologie au CHU de Nice.

Mot-clef : Inflammation

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