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Infertilité masculine : le diagnostic à la loupe

[ Publié le 14 décembre 2015 ]

En France, un couple sur cinq rencontre des difficultés à concevoir un enfant. Dans 20% des cas, l'infertilité est d'origine masculine. Ce diagnostic comprend plusieurs étapes, notamment le test d'analyse de l'ADN dont peu d'études attestent de l'efficacité. Explications.

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Chez l'homme, des tests de fragmentation de l'ADN spermatique sont utilisés dans le diagnostic de l'infertilité. Non couverts par l'Assurance-maladie, ces derniers coûtent de 80 à 150 euros.

Le principe ? Mesurer la proportion de gamètes présentant des anomalies de l'ADN, marqueur d'une impossibilité à féconder. Mais "aucune preuve scientifique ne permet de recommander ces tests dans l'évaluation de l'infertilité masculine", explique le Dr Thomas Fréour, biologiste au CHU de Nantes, à l'occasion des 39e Journées du Conseil national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF), les 3 et 4 décembre à Nantes.

En 5 ans, "seules cinq études dont trois méta-analyses ont été menées. Les scientifiques étudient ce qui a déjà été publié, mais n'effectuent à ce jour pas de nouvelles études sur l'utilisation de ce test de fragmentation de l'ADN", confirme-t-il.

Quel bilan effectuer ?

Aujourd'hui, le diagnostic de l'infertilité masculine se déroule en plusieurs étapes officielles :

  • Un spermogramme. Réalisé dans un service spécialisé, il informe de la mobilité, de la morphologie et de la quantité de spermatozoïdes, mais aussi du pH du liquide séminale. Le recueil du sperme se fait en laboratoire par masturbation après 2 à 5 jours d'abstinence ; 
  • Le spermocytogramme, soit l'examen de 100 spermatozoïdes au microscope. En mesurant le nombre de gamètes dites typiques (sans anomalies), cette technique donne une évaluation plus fine du pouvoir fécondant des gamètes ; 
  • Le test de migration de survie (TMS) calcule la vitesse de migration des spermatozoïdes à partir d'un échantillon d'1 ml d'éjaculat. En fonction des résultats, une insémination intra-utérine, une injection intracytoplasmique ou une fécondation in vitro est proposée au couple ; 
  • Une spermoculture pour éliminer tout risque d'infection qui pourrait être le facteur déclencheur de l'infertilité. Dans certains cas, un bilan complémentaire est effectué : analyse du caryotype, dosage hormonale, échographie des testicules, de la vésicule et/ou de la prostate.

Source : 39e Journées du Conseil national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF), les 3 et 4 décembre à Nantes.

Mot-clef : Histoire de vie

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