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Actualités santé

Fécondation in vitro : les différentes techniques à la loupe

[ Publié le 21 décembre 2015 ]

Après échec de la fécondation naturelle, plusieurs techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) sont proposées aux patients pris en charge pour une infertilité. Zoom sur les différentes pratiques proposées.

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Chez les couples bénéficiant d'une AMP, plusieurs techniques de fécondation artificielle peuvent être proposées. En plus des approches classiques que sont l'insémination artificielle (IA) et la fécondation in vitro (FIV) simple, trois autres possibilités sont envisagées en fonction du profil de chacun des patients :

  • L'ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection). La sélection des gamètes mâles et femelles se veut plus rigoureuse comparée à une FIV classique. Après prélèvement, un seul spermatozoïde (et non plusieurs contrairement à la FIV classique) est injecté dans un ovocyte à l'aide d'une micro-aiguille. Cette technique constitue l'unique solution pour obtenir une fécondation lorsque le nombre de spermatozoïdes est trop faible, ou leur motilité très diminuée. Dans ce cas précis, le recours à la FIV classique est en effet inutile : la chance de fécondation est très mince ; 
  • L'IMSI (Intracytoplasmic Morphologically Selected sperm Injection). A l'aide d'un microscope encore plus fin que celui utilisé en ICSI, cette technique consiste à sélectionner les spermatozoïdes ne présentant aucune anomalie. Mais "l'IMSI n'a pas d'intérêt en première intention", souligne le Dr Belaisch-Allart, gynécologue au centre hospitalier des 4 villes à Sèvres (92) et vice-présidente du CNGOF. "Elle pourrait apporter un léger plus après plusieurs échecs en FIV classique ou en ICSI traditionnel" Remboursé par la Sécurité sociale, cet acte est pratiqué par la moitié des centres médicaux français proposant un parcours AMP ; 
  • La vitrification embryonnaire, consiste en la congélation d'embryons en vue d'un transfert ultérieur. Cette technique est proposée après une FIV classique ou un ICSI si le nombre d'ovocytes fécondés est important. Elle s'appuie sur la congélation d'une partie des embryons obtenus en laboratoire pour les couples dont le projet parental n'est pas pour aujourd'hui. Au moment voulu, cette technique évite de repasser par toutes les étapes de la FIV (prélèvement des ovocytes et du sperme, fécondation, culture embryonnaire...). Bémol, environ 20% des embryons congelés ne survivent pas au processus de congélation et de décongélation. "D'où la nécessité de vérifier que cette technique correspond bien au projet parental du couple mais aussi de les informer clairement des risques d'échec."

Source : 39e Journées du Conseil national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF), les 3 et 4 décembre 2015 à Nantes.

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