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Actualités santé

Vivre avec le diabète, de l'annonce aux conséquences au quotidien

[ Publié le 13 novembre 2015 ]

Comme chaque année depuis 1991, le 14 novembre est la Journée mondiale du diabète pour mieux faire connaître cette maladie et sa prise en charge. En France, près de 4 millions de personnes sont atteintes par un diabète de type 1 ou 2.

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Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang. Mais, qu’il s’agisse du type 1 ou 2, la maladie et ses conséquences seront différentes.

Anciennement appelé diabète insulino-dépendant, le diabète de type 1, qui ne concerne que 10 % des diabétiques, se traduit par un amaigrissement, des urines abondantes et d'une sensation de soif intense. « Son annonce peut bouleverser le patient, en général jeune, et sa famille qui, dans 95 % des cas ne compte aucun diabétique, constate le professeur Jean-Jacques Altman, chef du service diabétologie à l'hôpital européen Georges Pompidou à Paris. Les spécialistes doivent bien informer patients et parents à qui je déconseille de consulter les sites généralistes où les informations sont floues et angoissantes*. »

Même si le diabète de type 2 commence à apparaître chez des enfants et des adolescents, il survient le plus souvent après 40 ou 50 ans sans symptôme. « Il surprend moins parce que généralement il existe des antécédents familiaux et qu’il surgit en cas de surpoids et de manque d’activité physique, rappelle le professeur Altman. Le diagnostic permet de mettre en place des mesures d’amélioration de l’hygiène de vie. »



Formés par un infirmier, les patients atteints du diabète de type 1 doivent s’injecter l’insuline qui leur fait défaut. « Ils peuvent mener une vie d’une égale richesse, mais il leur faut beaucoup s’occuper d’eux-mêmes, bien se soigner, poursuit le professeur Altman. Ils auront besoin toute leur vie d’un apport d’insuline, mais on peut espérer que dans les décennies à venir on trouvera d’autres manières de l’administrer que la piqûre. »

Aux patients touchés par le diabète de type 2, revient la responsabilité d’avoir une alimentation plus équilibrée (si nécessaire avec l’aide d’un nutritionniste), de pratiquer une activité physique (une demi-heure à une heure de marche quotidienne, par exemple) et, si cela ne suffit pas, de suivre un traitement médicamenteux.



Dans les deux types de diabète, l’auto-surveillance et le suivi thérapeutique sont à prendre très au sérieux parce que la maladie non soignée entraîne une usure de certains organes (yeux, cœur et système cardio-vasculaire, reins) et parfois des complications graves. Les associations, comme l’AFD, l’Association française des diabétiques ; et l’AJD, l’Aide aux jeunes diabétiques, permettent d’avoir des échanges avec d’autres personnes atteintes de diabète.



Un troisième type, le diabète gestationnel, survient pendant la grossesse. Il entraîne notamment un risque de macrosomie du nouveau-né, c’est-à-dire un poids supérieur à 4 kilos. « La femme enceinte a un risque sur dix de faire un diabète gestationnel, estime le professeur Altman. S’il est bien pris en charge par des mesures alimentaires, il n’a pas de conséquences sur la santé de la mère et de l’enfant. » Ce diabète disparaît après l’accouchement.


Corinne Renou-Nativel



* On peut se référer en revanche aux sites de l’hôpital européen Georges Pompidou www.hegp.fr/diabeto ou de l’AFD www.afd-asso.fr.

Mots-clefs : Diabète , Histoire de vie

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