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Actualités santé

Attentats : apprendre à gérer « l'après »

[ Publié le 23 novembre 2015 ]

Les attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre ont choqué les Français. Parfois, même lorsqu’on n’a pas été directement touché, le stress demeure. Angoisse, troubles du sommeil… Est-ce normal ? Comment y remédier ?

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«  J’habite Bordeaux, très loin des sites visés par les attentats. Je ne connais aucune des victimes, je ne suis jamais allée au Bataclan ni au Stade de France. Mais depuis cette soirée, je n’arrive plus à vivre normalement. J’ai peur de sortir, d’aller au cinéma, au restaurant. J’ai peur que ça m’arrive à moi aussi. ».  Audrey, 38 ans, parle en baissant les yeux. Vaguement honteuse. «  Je sais que j’ai tort de stresser, que c’est stupide de m’inquiéter ainsi. Je le sais… mais je n’y peux rien. C’est plus fort que moi. Je reste scotchée aux chaines d’info. Et j’angoisse ! »

Une exception ? Pas vraiment. « Les personnes sensibles vivent très mal ce genre de tragédie », analyse Laurie Hawkes, psychologue clinicienne à Paris. « S’il ne faut pas confondre avec un syndrome post-traumatique, qui n’affecte que les témoins directs, ces événements peuvent réveiller des traumatismes et des peurs enfouies. »

 « Moins on sort, plus on a peur »

Pour lutter contre ce phénomène, « il faut commencer par éviter de se juger soi-même », conseille la thérapeute. « Etre effrayé, avoir envie de fuir ou au contraire de se terrer chez soi, ce sont des réactions instinctives normales. »

Laurie Hawkes recommande « d’oser exprimer ce que l’on ressent. Souvent, les craintes irrationnelles se diluent d’elles-mêmes dans les mots dits. C’est ce qu’on appelle une soupape de décompression. Et en même temps, il faut savoir éviter les conversations anxiogènes entre collègues devant la machine à café ! »

La psychologue encourage les personnes choquées à « se forcer un peu. Pas trop fort, pas trop vite. On doit y aller par étapes… mais y aller tout de même. Car moins on sort, plus on a peur. Il faut vivre sans changer ses habitudes. »

Se déconnecter des écrans peut être salutaire. «  Aujourd’hui, avec Internet et les réseaux sociaux, on est connecté partout et tout le temps. Il est parfois sain de débrancher, de s’extirper de ce torrent d’informations qui broient du noir. »

Ceci est particulièrement vrai pour les enfants, très sensibles à la force des images. « Il est difficile de les préserver totalement, observe Laurie Hawkes. Alors il ne faut surtout pas hésiter à en parler avec eux ! Pour qu’ils puissent exprimer leurs émotions, leur révolte. Il est important de répondre à leurs questions, en adaptant votre discours à leur âge et en évitant de communiquer votre stress. »

En gardant à l’esprit que, si le problème persiste, il est impératif de consulter.

Cinq conseils pour évacuer le stress

- Ne restez pas seul avec vos angoisses : l’important, c’est de communiquer.

- Prenez le temps de respirer… au sens propre du terme. Dix inspirations, puis dix expirations profondes constituent le plus efficace des remèdes anti-stress.

- Mettez-vous au vert : rien ne vaut une ballade en forêt pour se sentir moins oppressé par le quotidien.

- Délaissez les chaines d’info et ressortez les DVD de vos comédies préférées.

- Prenez du temps pour faire ce que vous aimez : jardinage, musique, sport… Tout ce qui vous permet de vous recentrer sur vous-mêmes.

 

Cédric Portal

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