Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Saturnisme : un dispositif de détection renforcé

Actualités santé

Saturnisme : un dispositif de détection renforcé

[ Publié le 28 octobre 2015 ]

Depuis 1990, le nombre de cas de saturnisme a été divisé par 20 en France. Pour autant, la lutte contre cette maladie n'est pas encore gagnée. Focus sur les actions mises en oeuvre...

saturnisme-plomb-28102015

Cette semaine mondiale d'action pour la prévention de l'intoxication au plomb est l'occasion de rappeler le nouveau dispositif mis en oeuvre en la matière. Au mois de juin dernier, le seuil définissant le saturnisme a ainsi été abaissé. Un moyen de déclencher davantage de procédures administratives d'urgence visant à supprimer l'exposition au plomb chez l'enfant concerné.

Dépistage organisé  
Dans les années 1990, un dépistage du saturnisme par dosage du plomb sanguin chez les enfants à risque a été mis en place. Ce dispositif a été associé à des mesures telles que la réhabilitation de l'habitat ancien ou la suppression des carburants plombés. Des actions qui ont permis "de diviser par 20 le nombre de cas de saturnisme en France en 20 ans" souligne l'Institut de Veille Sanitaire (InVS). Rappelons que cette maladie était déclarée chez les patients présentant une plombémie supérieure ou égale à 100 microgrammes par litre.

Un seuil d'intervention abaissé
Malgré ces mesures, entre 200 et 300 cas de saturnisme sont encore diagnostiqués chaque année. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a donc préconisé le déclenchement de l'intervention administrative dès l'atteinte d'une plombémie de 50 microgrammes par litre. Ainsi dès ce seuil, le médecin doit procéder à une déclaration obligatoire du cas de saturnisme auprès de l'Agence Régionale de Santé (ARS). Par ailleurs, l'administration se doit de rechercher les sources d'exposition et engager des procédures d'urgence visant à supprimer le plomb.

Cibler les enfants
L'abaissement du seuil devrait permettre à près de 3 fois plus d'enfants d'être pris en charge. Rappelons que si les peintures au plomb de l'habitat ancien restent la première source d'intoxication, les enfants peuvent également être exposés par l'eau, l'alimentation et les poussières. Pour en savoir plus, consultez le dépliant "Prévenir l'intoxication au plomb des jeunes enfants habitant un immeuble ancien"

Source : InVS, INPES, 26 octobre 2015 (Destination santé ©)

Mot-clef : Saturnisme

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés