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Actualités santé

Voyages sous les tropiques : attention aux bactéries !

[ Publié le 24 juillet 2015 ]

Selon des chercheurs français, un voyageur sur deux serait porteur d'entérobactéries multi-résistantes (EMR) au retour d'un séjour en zone tropicale. Le point sur les bonnes pratiques à adopter.

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Naturellement présentes dans le tube digestif, les entérobactéries participent au renforcement des défenses naturelles. "Si certaines sont parfaitement inoffensives, d'autres peuvent être responsables d'infections graves", expliquent les auteurs d'une étude française publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases. "Dans ce cas, les patients sont traités à l'aide d'antibiotiques. Malheureusement, une partie de ces bactéries y sont résistantes, ce qui peut rendre difficile le traitement de ces maladies." Depuis plusieurs années, ce phénomène est considéré comme un fléau mondial : le mésusage d'antibiotiques rend les bactéries plus résistantes aux traitements, d'où un risque accru de nouvelles contaminations incurables.

L'Asie, principale zone à risque

Appelés entérobactéries multi-résistantes (EMR), ces micro-organismes sont souvent véhiculés dans les pays tropicaux. Pour en savoir plus, l'équipe des Prs Sophie Matheron et Etienne Ruppé (Service des maladies infectieuses et tropicales et laboratoire de bactériologie de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard-AP-HP) a suivi 824 voyageurs en bonne santé, avant et après leur séjour. Tous ont répondu à un questionnaire et fourni un prélèvement de selles une semaine avant le départ et trois semaines après leur retour en France. Résultat, 51 % des volontaires se sont révélés positifs aux EMR. Au total, 72 % des voyageurs rentrant d'Asie étaient porteurs de ces entérobactéries, contre 47 % chez les voyageurs revenant d'Afrique subsaharienne et 31 % d'Amérique du Sud. Davantage exposés à l'environnement local, les voyageurs circulant en "séjour organisé ou en itinérant présentent un risque plus élevé comparé aux séjours fermés en club", précisent les spécialistes.

Respecter les règles d'hygiène élémentaires

Pour autant, "les voyageurs porteurs d'EMR ne sont pas malades et n'ont aucune raison de consulter un médecin pour ce seul motif". Chiffres à l'appui, 95 % des voyageurs concernés ont éliminé spontanément ces bactéries de leur organisme dans les trois mois suivant leur retour. En voyage, pour ne pas fragiliser vos défenses, veillez cependant à :

  • Ne pas abuser des antibiotiques. Pris en excès, ils abaissent l'immunité naturelle et réduisent donc la capacité de l'organisme à se défendre ; 
  • Garder en tête les conseils d'hygiène de base : rincez les aliments à l'eau avant de les consommer, lavez-vous régulièrement les mains, buvez uniquement de l'eau en bouteille. Tous les gestes à adopter sont disponibles en cliquant ici. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès des centres de vaccinations internationales.

Sources : Service des maladies infectieuses et tropicales de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), laboratoires de bactériologie et d'hygiène hospitalière, Unité de Recherche Clinique de l'hôpital Bichat - Claude-Bernard, Université Paris Diderot, Inserm, Institut Pasteur et de l'InVS.

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