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Actualités santé

Rétinoblastome : attention aux premiers symptômes

[ Publié le 15 juillet 2015 ]

Encore trop de rétinoblastomes sont diagnostiqués tardivement. Pourtant, ce cancer pédiatrique touchant la rétine peut, s'il est pris à temps, être soigné. Parents et médecins doivent prêter attention aux signes annonciateurs précoces ; en particulier le strabisme.

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Le rétinoblastome touche un enfant de moins de 5 ans pour 15.000 à 20.000 naissances. Ce cancer de la rétine dispose d'un bon pronostic lorsqu'il est dépisté précocement. "Malheureusement,  les deux symptômes principaux de la maladie, à savoir le strabisme et la leucocorie (reflet blanchâtre de la pupille), sont banalisés chez le nourrisson", souligne le Dr. Laurence Desjardins, chef du service ophtalmologie de l'Institut Curie à Paris.

Sauver l'œil et la vie de l'enfant
En effet, beaucoup de pédiatres estiment que le strabisme est un phénomène normal. Or si le strabisme accommodatif (la convergence des deux yeux par intermittence) est normal chez le nourrisson, la déviation permanente d'un œil ne l'est pas. Résultat, la proportion de diagnostics tardifs des rétinoblastomes stagne en France.
Pourtant, un diagnostic précoce permet d'obtenir un meilleur pronostic vital, c'est-à-dire de sauver la vie de l'enfant. Il offre aussi la possibilité, dans de nombreux cas, de sauver l'œil et la vision du jeune patient. De fait, si la tumeur est trop volumineuse, la meilleure solution thérapeutique est l'ablation chirurgicale de l'œil. Une prothèse vient alors à la place de l'œil.

Des traitements moins invasifs
Lorsqu'il est pris suffisamment tôt en revanche, le rétinoblastome peut être traité par d'autres méthodes : la cryothérapie, la thermo-chimiothérapie, la photo-coagulation, la radiothérapie externe et la chimiothérapie. Par ailleurs, il existe aujourd'hui de nouveaux modes d'administration de la chimiothérapie. "Il s'agit de l'injection intra-artériel dans l'artère ophtalmique ou intra-vitréenne, au lieu d'avoir recours à l'intraveineuse traditionnelle", explique le Dr. Laurence Desjardins. Dans certaines formes unilatérales qui conduisaient toujours à l'ablation de l'œil, cette technique constitue désormais un traitement alternatif permettant de conserver les yeux tout en évitant la toxicité de la chimiothérapie.

Source : interview du Dr Laurence Desjardins, chef du service ophtalmologie de l'Institut Curie,

22 juin 2015 (Destination santé ©)

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