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Actualités santé

Un lien entre la sédentarité et le déclin cérébral

[ Publié le 9 mars 2015 ]

La pratique d'un sport comme le cyclisme pourrait ralentir le vieillissement cérébral. Ce que révèle une étude américaine.

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Préconisée pour la santé de notre cœur et de nos vaisseaux, l'activité physique l'est aussi pour celle de notre cerveau. Une équipe américaine montre que le fait de pratiquer régulièrement du sport autour de la quarantaine ralentirait le vieillissement cérébral.

A partir d'une étude sur les maladies du cœur
Le Dr Nicole Spartano et son équipe de la Boston University School of Medicine ont repris les données de l'étude Framingham, une étude connue des chercheurs mais centrée sur les maladies cardiovasculaires. Framingham est le nom d'une petite ville située près de Boston, parfaitement représentative de la population américaine.

Spartano et ses collègues se sont intéressés à 1.271 personnes, qui avaient participé à des tests physiques au cours des années 70, alors qu'elles étaient âgés d'environ 40 ans. A la fin des années 90, tous avaient été soumis à des examens d'imagerie cérébrale ainsi qu'à des évaluations de leurs capacités cognitives (connaissance, mémoire...). Et aucun d'eux ne souffrait à l'époque d'une maladie cardiovasculaire ou de troubles cognitifs.

Promouvoir l'activité physique
Les auteurs ont relevé d'importantes fluctuations au niveau de la tension intracrânienne des patients les moins actifs à la quarantaine. Or "les petits vaisseaux sanguins du cerveau sont particulièrement sensibles à ces variations de pression, à tel point qu'ils peuvent être précocement endommagés", souligne l'auteur.

C'est ainsi que l'équipe a observé, chez ces mêmes participants, un volume de tissu cérébral plus faible que chez les plus actifs... Selon Nicole Spartano, "le fait de pratiquer peu d'activité physique en milieu de vie peut accélérer le déclin cérébral. Le suivi de ces patients va rester très intéressant au cours des années à venir, ne serait-ce que pour évaluer si ce déclin précoce augmente ou non le risque de développer une maladie neurodégénérative." De type Alzheimer ou Parkinson.

Source : American Heart Association EPI/Lifestyle Meeting 2015, Baltimore, 3-6 mars 2015 (Destination santé ©)

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