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Actualités santé

Les prothèses mammaires pourraient augmenter le risque de cancer

[ Publié le 18 mars 2015 ]

Il existerait un lien entre la survenue d'un lymphome anaplasique à grandes cellules et le port d'un implant mammaire, selon un récent avis de l'Institut national du cancer. Ce risque serait toutefois très faible.

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Après le scandale causé par l'affaire des implants mammaires de la marque PIP en 2010, les Françaises sont en droit d'être inquiètes du risque de cancer évoqué par l'Institut national du cancer (INCa). En effet, relayé par la presse le 17 mars, un avis d'experts publié le 5 mars dernier indique que ce risque existe bel et bien. Le lymphome anaplasique à grandes cellules aurait déjà concerné 18 femmes en France, dont 14 seraient porteuses de prothèses de la marque Allergan.

Vers de nouvelles recommandations
L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) aurait déjà prévu une réunion pour décider d'éventuelles nouvelles recommandations concernant l'usage et l'autorisation des prothèses mammaires. En effet, une augmentation du nombre de cas de lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) du sein liés au port de ces implants a été constatée. A tel point que la Direction générale de la santé (DGS) avait demandé le 10 février à l'INCa d'analyser ces 18 cas signalés à l'ANSM depuis 2011, "en déterminer la fréquence et actualiser les recommandations de prise en charge des femmes porteuses de prothèses mammaires".

11 à 15 ans après la pose de l'implant
"Ce groupe a confirmé l'existence d'un lien entre la survenue d'un LAGC et le port d'un implant mammaire, tout en soulignant que ce risque est très faible", indique l'avis de l'INCa, publié le 5 mars 2015. Les raisons du risque de survenue de LAGC du sein n'ont pas encore été établies. Ce cancer "est une forme de lymphome non hodgkinien (LNH), c'est-à-dire un cancer du système lymphatique, qui est le principal élément du système immunitaire de l'organisme, note l'INCa. Ce cancer n'a été observé à ce jour que chez des femmes porteuses d'implants mammaires. Il surviendrait en moyenne entre 11 et 15 ans après la pose du premier implant. Dans la majorité des cas, il est de bon pronostic."

Un suivi régulier
"Les prothèses mammaires, considérées comme des dispositifs médicaux à risque, font l'objet d'une surveillance particulière assurée par l'ANSM, rappelle l'INCa. Depuis la survenue de l'affaire des prothèses mammaires PIP en 2010, les pouvoirs publics ont renforcé les actions pour suivre les femmes porteuses d'implants mammaires et s'assurer de la qualité de ces produits." Ainsi, les 30.000 porteuses de prothèses mammaires PIP doivent-elles bénéficier d'un examen clinique et d'une échographie annuelle (sein et aires axillaires) pour vérifier que leur implant est en bon état. Pour les femmes porteuses d'implants d'autres marques, les experts rappellent l'importance d'un suivi régulier, même en l'absence de symptôme particulier, afin notamment de vérifier que l'implant ne se dégrade pas. Ils préconisent la remise d'une fiche d'information aux femmes, avant la pose d'un implant mammaire, sur le risque de LAGC et les signes cliniques qui doivent les inciter à consulter. Enfin toutes les femmes doivent faire l'objet d'un examen clinique annuel des seins dès l'âge de 25 ans, qu'elles portent des implants ou non.

Source : INCa, 17 mars 2015.

(Destination santé ©)

Mot-clef : Cancer

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