Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Asthme sévère : un médicament redonne du souffle

Actualités santé

Asthme sévère : un médicament redonne du souffle

[ Publié le 2 mars 2015 ]

L'asthme sévère entraine une gène respiratoire permanente. Des chercheurs testent un nouveau médicament contre celui-ci.

asthme-medicament-020315

L'asthme sévère est caractérisé par le remodelage des bronches. Les voies aériennes se trouvent encore plus obstruées que dans le cas d'un asthme "classique". Devant l'impasse thérapeutique, une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a testé l'efficacité clinique du gallopamil, prescrit dans le cadre de certaines pathologies cardiaques. Résultat, contrairement au traitement de référence, le médicament se révèle capable de réduire la taille du muscle lisse bronchique et de diminuer le nombre de crises prolongées.

Baisse de la capacité respiratoire
Entre 1 et 3 % de la population mondiale souffre d'asthme sévère. "Il est caractérisé par une gêne respiratoire permanente, une activité physique limitée, des crises nocturnes fréquentes, et des crises d'asthmes prolongées, explique les chercheurs de l'Inserm (Centre de recherche cardio-thoracique de Bordeaux). L'obstruction des bronches est alors à l'origine de la diminution importante de la capacité respiratoire. Cette obstruction est due à un remodelage des voies aériennes et notamment à l'augmentation de l'épaisseur du muscle lisse bronchique (MLB) qui les tapisse."

Moins de crises prolongées
Les chercheurs - qui avaient déjà montré son efficacité in vitro - ont mesuré in vivo l'effet anti-prolifératif du gallopamil sur 31 patients souffrant d'asthme sévère. Ainsi, les données montrent une réduction significative du MLB chez les asthmatiques traités par rapport au groupe placebo. En conséquence, il a permis une diminution significative de l'épaisseur de la paroi bronchique. Tout aussi important, il apparait alors que les patients sous traitement ont connu, dans les 3 mois qui ont suivi, moins de crises prolongées que le groupe placebo. Reste désormais à tester le gallopamil sur de plus longues périodes...

Source : Inserm, février 2015.

(Destination santé ©)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Mal au ventre ? Gorge qui picote ? Nez qui coule ?

Comment se soigner en toute sécurité ?

En savoir plus